Par le Dr Olivier Kadoch, gynécologue-obstétricien · Mis à jour le 25/10/2026
47 réponses courtes aux questions que les patientes posent le plus souvent à leur gynécologue, relues par le Dr Olivier Kadoch. Chaque réponse renvoie vers un article détaillé. Ces informations ne remplacent pas une consultation ; en cas d'urgence, appelez le 15 ou le 112.
3 questions
Il n'existe pas de rythme unique. Un suivi régulier permet surtout de respecter le dépistage du cancer du col de l'utérus entre 25 et 65 ans et l'examen clinique des seins, recommandé chaque année à partir de 25 ans. Consultez sans attendre en cas de symptôme inhabituel.
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Non, une toilette habituelle suffit. Avant un frottis, évitez pendant 48 heures les ovules, crèmes, lubrifiants et douches vaginales, et prévoyez le rendez-vous en dehors des règles si possible.
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Non. L'examen est proposé selon le motif de consultation et n'est réalisé qu'avec votre accord. Vous pouvez demander à l'interrompre à tout moment.
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5 questions
Le stress, une variation de poids, un sport intensif, l'allaitement, un trouble de la thyroïde, un syndrome des ovaires polykystiques ou l'approche de la ménopause peuvent décaler les règles. Refaites un test quelques jours plus tard et consultez si les règles ne reviennent pas au bout de trois mois.
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Des douleurs soulagées par les antalgiques habituels sont fréquentes. Des douleurs qui empêchent d'aller en cours ou au travail, qui résistent aux traitements ou qui s'accompagnent de douleurs pendant les rapports doivent faire rechercher une endométriose.
Devoir changer de protection toutes les une à deux heures, avoir des caillots, déborder la nuit ou ressentir une fatigue inhabituelle sont des signes d'alerte. Une prise de sang peut rechercher une anémie, et une échographie une cause comme un fibrome ou un polype.
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Ils sont souvent bénins (oubli de pilule, polype, ectropion), mais doivent faire consulter, surtout s'ils surviennent après les rapports. Après la ménopause, tout saignement impose une consultation rapide.
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C'est possible, surtout en cas de cycles courts : les spermatozoïdes peuvent survivre jusqu'à cinq jours et l'ovulation peut survenir tôt dans le cycle. Les règles ne sont donc pas une période sans risque de grossesse.
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6 questions
Le stérilet (au cuivre ou hormonal) et l'implant sont les plus efficaces en pratique, car ils ne dépendent pas d'une prise quotidienne : moins de 1 % de grossesse par an. Avec la pilule, le taux d'échec réel est de l'ordre de 7 % par an, principalement à cause des oublis.
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Non. Les saignements sous pilule ne sont pas de vraies règles mais une réaction à l'arrêt des hormones pendant la pause. Prendre la pilule en continu, sur avis médical, ne présente pas de danger. En cas de doute après un oubli, faites un test de grossesse.
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Non. En pratique, environ une femme sur cinq utilisant le retrait est enceinte au cours d'une année, car du liquide contenant des spermatozoïdes peut s'écouler avant l'éjaculation.
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Le lévonorgestrel se prend jusqu'à 72 heures après le rapport, l'ulipristal jusqu'à 120 heures, le plus tôt possible. Le stérilet au cuivre posé dans les 5 jours est la méthode la plus efficace. Depuis le 1er janvier 2023, la pilule du lendemain est gratuite en pharmacie, sans ordonnance, pour toutes, mineures ou majeures, et son utilisation répétée ne rend pas stérile.
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Oui. Ne pas avoir eu d'enfant n'est pas une contre-indication au stérilet, qu'il soit au cuivre ou hormonal.
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Oui, jusqu'à 12 mois sans règles après 50 ans, ou 24 mois avant 50 ans. Sous contraception hormonale, l'absence de règles ne prouve pas la ménopause : le moment d'arrêter se décide avec votre gynécologue.
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6 questions
Oui. Les pertes varient au cours du cycle, plus abondantes et filantes autour de l'ovulation. Consultez si elles changent de couleur ou d'odeur, ou si elles s'accompagnent de démangeaisons, de brûlures ou de douleurs.
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Une odeur de poisson, surtout après les rapports, évoque une vaginose bactérienne, un déséquilibre de la flore vaginale qui se traite par antibiotiques. Un tampon oublié peut aussi en être la cause. Les douches vaginales aggravent le problème.
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La mycose est fréquente, mais une irritation, une vaginose, un eczéma ou un lichen scléreux peuvent aussi en être responsables. Si les démangeaisons reviennent, consultez plutôt que de répéter les traitements antifongiques sans avis médical.
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Bien s'hydrater, ne pas se retenir d'uriner, uriner après les rapports et éviter la constipation. À partir de quatre cystites par an, une consultation permet de faire un examen des urines et de discuter d'une prévention adaptée.
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Lors d'un changement de partenaire, en cas de rapport non protégé ou de symptôme. Le dépistage de la chlamydia est recommandé chez les jeunes femmes sexuellement actives de 15 à 25 ans. Les centres gratuits (CeGIDD) le réalisent, et le test VIH peut se faire sans ordonnance en laboratoire.
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Oui. Une chlamydia ou une gonococcie non traitée peut atteindre les trompes (salpingite) et provoquer une infertilité ou une grossesse extra-utérine. D'où l'intérêt d'un dépistage, même sans symptôme.
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4 questions
De 25 à 29 ans, un examen cytologique : les deux premiers à un an d'intervalle, puis tous les 3 ans s'ils sont normaux. De 30 à 65 ans, un test HPV 3 ans après le dernier frottis normal, puis tous les 5 ans s'il est négatif. Le dépistage concerne aussi les femmes vaccinées.
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Non. Un test HPV positif signifie une infection par un papillomavirus, très fréquente, que l'organisme élimine le plus souvent seul. Un examen complémentaire du prélèvement, et parfois une colposcopie, indique s'il existe une lésion à surveiller ou à traiter.
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Il n'existe pas de médicament contre le virus lui-même, mais la plupart des infections disparaissent spontanément en un à deux ans. Ce sont les lésions qu'il provoque qui se traitent. L'arrêt du tabac favorise l'élimination du virus.
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Oui : la vaccination est recommandée pour les filles et les garçons de 11 à 14 ans, en deux doses espacées de 5 à 13 mois, avec un rattrapage jusqu'à 26 ans révolus (trois doses à partir de 15 ans). Le vaccin nonavalent cible les papillomavirus responsables d'environ 90 % des cancers du col de l'utérus.
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7 questions
Un test urinaire est fiable à partir du jour prévu des règles, de préférence sur les premières urines du matin. Une prise de sang (dosage de l'hormone hCG) détecte la grossesse plus tôt et plus sûrement.
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Avant la fin du troisième mois, idéalement assez tôt pour réaliser l'échographie de datation entre 11 et 13 semaines d'aménorrhée et 6 jours. L'acide folique est conseillé dès le projet de grossesse.
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Dès la confirmation de la grossesse : les maternités parisiennes sont souvent complètes rapidement.
L'alcool, totalement. Les fromages au lait cru, la charcuterie, les viandes et poissons crus ou peu cuits, et les coquillages crus, en raison de la listériose et de la toxoplasmose. Lavez soigneusement fruits et légumes et limitez les grands poissons prédateurs, riches en mercure.
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Le paracétamol est possible, à la dose et pendant la durée les plus courtes possibles. L'ibuprofène et les autres anti-inflammatoires (AINS) sont contre-indiqués à partir du 6e mois de grossesse (24 SA), même en une seule prise et même en gel ou en patch. Avant, ils ne se prennent que sur prescription médicale, jamais en automédication.
Lire : Médicaments et grossesse : risques pour le fœtus et précautions →
Ils sont fréquents et souvent sans gravité, mais une échographie est nécessaire pour vérifier que la grossesse est bien dans l'utérus et évolutive. Allez aux urgences en cas de douleur intense, de malaise ou de saignement abondant.
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Oui, sans risque pour le bébé, sauf avis médical contraire : saignements, placenta bas inséré, perte de liquide amniotique ou menace d'accouchement prématuré.
Lire : Suivi de grossesse : consultations, échographies et examens mois par mois →
6 questions
En cas de contractions régulières et douloureuses (pour un premier bébé, environ toutes les 5 minutes depuis une à deux heures), de perte de liquide, de saignement, de diminution des mouvements du bébé, de fièvre ou de maux de tête intenses. Suivez les consignes précises de votre maternité.
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Après la consultation d'anesthésie obligatoire du troisième trimestre, la péridurale peut être posée dès que le travail est bien installé, à votre demande. Le degré de dilatation n'est pas en soi une limite.
Lire : Accouchement par voie basse : déroulement, vocabulaire et surveillance →
Oui, le plus souvent après une seule césarienne. Le risque de rupture de la cicatrice utérine est faible, de l'ordre de 0,5 à 1 %. La décision se prend avec l'équipe obstétricale selon le compte rendu de la césarienne.
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Le baby-blues survient dans les jours qui suivent la naissance et disparaît en deux semaines. Une tristesse qui persiste, une perte d'intérêt, des difficultés à s'occuper de son bébé ou des idées noires doivent faire consulter. Numéro national de prévention du suicide : 3114.
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Au plus tard 21 jours après la naissance. La pilule contenant des œstrogènes est à éviter pendant les 6 premières semaines ; la pilule progestative, l'implant ou le stérilet sont possibles, y compris pendant l'allaitement.
Lire : Quelle contraception choisir quand on a déjà un enfant ? →
Non. Elle n'est pas systématique en l'absence de symptôme. Elle est indiquée si des fuites urinaires ou anales persistent, ce qui est évalué lors de la consultation postnatale, 6 à 8 semaines après l'accouchement.
Lire : Fuites urinaires et anales après l'accouchement : causes et traitements →
2 questions
Après un an de rapports réguliers sans contraception, ou après six mois à partir de 35 ans. Consultez d'emblée en cas de cycles irréguliers, d'endométriose, d'antécédent d'infection génitale ou de chirurgie.
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Elle diminue progressivement avec l'âge, puis plus nettement après 35 ans, en raison du nombre et de la qualité des ovocytes. Le dosage de l'hormone antimüllérienne (AMH) renseigne sur la réserve ovarienne, mais ne prédit pas à lui seul les chances de grossesse naturelle.
Lire : Réserve ovarienne : définition, bilan (AMH, CFA) et impact sur la fertilité →
5 questions
On parle de ménopause après 12 mois sans règles, en moyenne vers 51 ans. Après 45 ans, un dosage hormonal n'est habituellement pas nécessaire. Sous contraception hormonale, le diagnostic est plus difficile et se discute avec votre gynécologue.
Lire : Traitement hormonal de la ménopause (THS) : est-ce vraiment nécessaire ? →
Plusieurs années pour beaucoup de femmes : dans une grande étude américaine, leur durée médiane était d'environ 7 ans. Des traitements hormonaux et non hormonaux efficaces existent.
Lire : Bouffées de chaleur : que faire si l'on craint les hormones ? →
Commencé avant 60 ans ou dans les 10 ans suivant la ménopause, chez une femme sans contre-indication, ses bénéfices dépassent généralement ses risques, surtout avec l'estradiol par voie cutanée. Il est contre-indiqué après un cancer du sein et se réévalue chaque année.
Lire : Traitement hormonal de la ménopause (THS) : est-ce vraiment nécessaire ? →
Oui. Hydratants et lubrifiants conviennent à toutes, et les œstrogènes locaux à faible dose sont efficaces. Après un cancer du sein, les solutions non hormonales sont proposées en premier.
Lire : Sécheresse vaginale : causes, symptômes et traitements →
Consultez rapidement, même s'il est minime ou isolé. Une échographie et, si besoin, une biopsie de l'endomètre permettent d'en trouver la cause, le plus souvent bénigne.
Lire : Saignements après la ménopause : causes possibles et examens →
3 questions
Le plus souvent non : la majorité des kystes sont fonctionnels et disparaissent seuls en quelques cycles. Une chirurgie se discute si le kyste persiste, grossit, est douloureux, présente un aspect suspect ou se tord.
Lire : Kyste de l'ovaire bénin : symptômes, diagnostic et prise en charge →
Par l'interrogatoire, l'examen et l'imagerie : échographie endovaginale et IRM pelvienne. La cœlioscopie n'est plus nécessaire pour poser le diagnostic dans la plupart des cas.
Pas nécessairement. Beaucoup de fibromes ne nécessitent qu'une surveillance, et les traitements médicaux, l'hystéroscopie, la myomectomie ou l'embolisation permettent le plus souvent de conserver l'utérus.