Des règles douloureuses (dysménorrhée) sans lésion sont fréquentes et se soulagent en général avec des anti-inflammatoires ou une contraception hormonale. Des douleurs qui s'aggravent, résistent aux traitements ou s'accompagnent de douleurs pendant les rapports doivent faire rechercher une endométriose ou une adénomyose. Un cycle normal dure de 24 à 38 jours selon la FIGO ; des cycles durablement irréguliers sont le plus souvent liés à un trouble de l'ovulation, dont une cause fréquente est le syndrome des ovaires polykystiques.
Dans les premières années après la puberté, à l'approche de la ménopause ou à l'arrêt d'une pilule, des cycles un peu irréguliers sont habituels. De même, une gêne pendant les règles est fréquente. Ces troubles ne doivent cependant pas être banalisés lorsqu'ils pèsent sur la vie quotidienne.
Il est utile de consulter si :
Des douleurs de règles qui reviennent à chaque cycle et s'aggravent peuvent être un signe d'endométriose.
La Fédération internationale de gynécologie et d'obstétrique (FIGO) a défini les repères d'un cycle normal chez la femme en âge de procréer. Ils permettent de savoir si vos règles sortent de la normale.
| Paramètre | Normal | Anormal |
|---|---|---|
| Fréquence du cycle | 24 à 38 jours | Moins de 24 jours, plus de 38 jours, ou absence de règles |
| Régularité | Écart de 7 à 9 jours au plus entre le cycle le plus court et le plus long | Écart supérieur à ces valeurs |
| Durée des règles | 8 jours au plus | Plus de 8 jours |
| Abondance | Ne gêne pas la vie quotidienne | Abondance qui altère la qualité de vie |
| Saignements entre les règles | Absents | Présents, y compris après les rapports |
Le fonctionnement hormonal du cycle est expliqué dans l'article sur le cycle féminin. Les saignements trop abondants ont leur propre article : règles abondantes et saignements entre les règles.
C'est la forme la plus fréquente chez les jeunes femmes. Au moment des règles, l'endomètre libère des prostaglandines, qui font contracter l'utérus et provoquent des crampes, parfois des nausées, des diarrhées ou des maux de tête. L'examen et l'échographie sont normaux. Ces douleurs méritent d'être traitées, même sans cause visible.
Du tissu proche de l'endomètre se développe en dehors de l'utérus : sur le péritoine, les ovaires (kystes appelés endométriomes), les ligaments, parfois l'intestin ou la vessie. Elle provoque des règles très douloureuses, des douleurs profondes pendant les rapports, des douleurs digestives ou urinaires pendant les règles, et parfois une infertilité. Selon les recommandations françaises (CNGOF/HAS), l'examen clinique et l'échographie pelvienne sont les examens de première intention.
Dans l'adénomyose, le tissu endométrial s'infiltre dans le muscle de l'utérus. Les fibromes sont des tumeurs bénignes du muscle utérin. Les deux peuvent rendre les règles douloureuses, abondantes ou prolongées.
Pour les douleurs qui débordent la période des règles, consultez l'article sur les douleurs pelviennes.
Si la douleur persiste malgré un traitement bien conduit, des examens de deuxième intention (échographie par un échographiste expert, IRM pelvienne) sont indiqués pour rechercher une endométriose ou une adénomyose. Les doses et le choix des médicaments se discutent en consultation.
Des cycles irréguliers traduisent le plus souvent une ovulation absente ou espacée. Les causes principales sont :
Le bilan comprend un test de grossesse, des dosages hormonaux (thyroïde, prolactine, hormones ovariennes et androgènes) et souvent une échographie pelvienne.
Le traitement dépend de la cause et de ce que vous souhaitez : régulariser les règles, traiter l'acné ou la pilosité, ou obtenir une grossesse.
En cas de difficulté à concevoir, un bilan d'infertilité du couple est indiqué, plus tôt si les cycles sont très irréguliers.
Appelez le 15 (SAMU) ou le 112, ou rendez-vous aux urgences, en cas de :
Un retard de règles chez une femme qui a des rapports doit d'abord faire réaliser un test de grossesse.
La pilule soulage les douleurs de l'endométriose, mais elle ne la guérit pas. Si les douleurs reviennent malgré la pilule ou à son arrêt, il faut en parler à votre gynécologue.
Oui. L'ovulation est seulement moins prévisible ou moins fréquente. En cas de projet de grossesse, un bilan permet de vérifier l'ovulation et de proposer un traitement si besoin.
Oui. Un stress important, une perte de poids ou un entraînement sportif intense peuvent bloquer temporairement l'ovulation. Un bilan reste utile pour écarter une autre cause.
Dès qu'elles entraînent des absences scolaires, ne sont pas soulagées par les antalgiques habituels ou s'aggravent avec le temps. L'endométriose peut débuter à l'adolescence.
Une gêne pendant les règles est fréquente : les prostaglandines libérées par l'endomètre font contracter l'utérus. Une douleur qui oblige à manquer l'école ou le travail, qui ne cède pas aux antalgiques habituels ou qui s'aggrave d'un cycle à l'autre doit en revanche faire consulter.
Une question sur votre situation ?Consultation au cabinet ou en téléconsultation, délai moyen d'une semaine à 10 jours.
Prendre rendez-vousArticle d'information générale : il ne remplace pas une consultation. En cas d'urgence, appelez le 15 ou le 112.