La contraception après une grossesse doit débuter au plus tard 21 jours après l'accouchement si une nouvelle grossesse n'est pas souhaitée, et les méthodes contenant des œstrogènes sont déconseillées avant 6 semaines en raison du risque de thrombose (phlébite). Pendant l’allaitement, on privilégie les méthodes sans œstrogène : pilule progestative, implant ou stérilet. Quand la famille est complète, le stérilet, l’implant ou une contraception définitive peuvent être discutés.
L’ovulation peut revenir avant les premières règles, parfois dès les premières semaines après la naissance chez une femme qui n’allaite pas. Une grossesse très rapprochée expose à davantage de complications pour la mère et l’enfant. Le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) recommande donc :
La consultation postnatale, dans les semaines qui suivent, permet ensuite d’ajuster le choix. Pour une vue d’ensemble des options, voir les méthodes de contraception ; pour les solutions chirurgicales, la page chirurgie gynécologique.
Le risque de phlébite et d’embolie pulmonaire est élevé dans les semaines qui suivent la naissance. C’est pourquoi le CNGOF déconseille les contraceptions contenant des œstrogènes (pilule combinée, patch, anneau) avant 6 semaines après l’accouchement, que vous allaitiez ou non.
| Méthode | Sans allaitement | Avec allaitement |
|---|---|---|
| Préservatif | Possible dès la reprise des rapports | Possible dès la reprise des rapports |
| Pilule progestative | Possible rapidement | Possible, compatible avec l’allaitement |
| Implant | Possible rapidement | Possible |
| Stérilet (cuivre ou hormonal) | Habituellement après la consultation postnatale | Habituellement après la consultation postnatale |
| Pilule combinée, patch, anneau | Pas avant 6 semaines | Pas avant 6 semaines, et généralement évités pendant l’allaitement |
Le moment exact de la pose d’un stérilet ou d’un implant est discuté avec votre gynécologue ou votre sage-femme selon le déroulement de l’accouchement (voie basse ou césarienne).
L’allaitement retarde le retour de l’ovulation, mais il n’est fiable que dans des conditions strictes (méthode MAMA) :
Dès qu’une de ces conditions n’est plus remplie (reprise du travail, tire-lait, introduction de biberons, retour de couches), il faut une autre contraception. En pratique, beaucoup de femmes préfèrent associer d’emblée une pilule progestative ou un implant, compatibles avec l’allaitement. Pour les questions liées à l’allaitement lui-même, voir allaitement maternel.
Une fois la période postnatale passée, toutes les méthodes redeviennent possibles en l’absence de contre-indication. Le choix dépend surtout de votre projet : espacer les naissances, ou ne plus avoir d’enfant.
Les méthodes naturelles (calcul des dates, température, retrait) ont un taux d’échec élevé, surtout après une naissance quand les cycles sont irréguliers.
La contraception tient compte de l’âge et des facteurs de risque cardiovasculaire.
Des progestatifs dits « macroprogestatifs » (acétate de chlormadinone, acétate de nomégestrol, acétate de cyprotérone) ont longtemps été prescrits hors autorisation comme contraception après 35 ou 40 ans. Une étude nationale française publiée dans le BMJ en 2024 retrouve avec ces trois progestatifs un risque nettement augmenté de méningiome (tumeur bénigne des enveloppes du cerveau) ; le risque est aussi augmenté en cas d’utilisation prolongée d’acétate de médroxyprogestérone injectable, de médrogestone ou de promégestone. Elle ne retrouve pas d’augmentation de ce risque avec les stérilets au lévonorgestrel. Si vous prenez l’un de ces traitements, n’arrêtez pas brutalement sans solution de relais : consultez pour faire le point.
Dans l’étude américaine CREST, le regret après une ligature des trompes concerne 20,3 % des femmes opérées à 30 ans ou moins, contre 5,9 % après 30 ans, dans les 14 ans qui suivent. Chez les femmes de 30 ans ou moins, il est plus fréquent quand la stérilisation a lieu dans l’année qui suit une naissance, et diminue quand plusieurs années la séparent de la dernière naissance.
Avant de vous décider, réfléchissez à votre situation future (changement de couple, événements de vie). Un stérilet ou un implant permet d’attendre que la décision soit mûre. Organisation au cabinet pour ces consultations : rendez-vous sur Doctolib ou au 01 43 79 59 79 (délai moyen d’une semaine à 10 jours, sauf périodes de congés) ; la pose d’un stérilet peut être réalisée au cabinet.
Consultez sans tarder en cas de :
En cas d’essoufflement brutal, de douleur thoracique ou de signes neurologiques, appelez le 15 ou le 112. Après un rapport non protégé, pensez à la contraception d’urgence.
Oui, une pilule progestative est compatible avec l’allaitement. Les pilules contenant des œstrogènes sont déconseillées avant 6 semaines après l’accouchement et généralement évitées pendant l’allaitement.
Oui. L’ovulation précède le retour des règles, si bien qu’une grossesse est possible avant même d’avoir eu ses premières règles après l’accouchement.
Oui. Une césarienne n’est pas une contre-indication au stérilet ; le moment de la pose est fixé lors de la consultation postnatale.
Le stérilet au cuivre est la principale option sans hormone et de longue durée. Le préservatif et, quand la famille est complète, la ligature des trompes ou la vasectomie du partenaire sont les autres possibilités.
Si c’est une pilule combinée, pas avant 6 semaines après l’accouchement, et seulement après vérification des contre-indications. Une méthode transitoire est proposée en attendant.
Une question sur votre situation ?Consultation au cabinet ou en téléconsultation, délai moyen d'une semaine à 10 jours.
Prendre rendez-vousArticle d'information générale : il ne remplace pas une consultation. En cas d'urgence, appelez le 15 ou le 112.