Les méthodes de contraception les plus efficaces en pratique sont celles qui ne dépendent pas de vous au quotidien : stérilet (dispositif intra-utérin, DIU) et implant, avec moins de 1 % d’échec par an. Pilule, patch et anneau sont très efficaces s’ils sont utilisés parfaitement, mais l’échec réel atteint environ 9 % la première année à cause des oublis. Le préservatif est la seule méthode qui protège aussi des infections sexuellement transmissibles.
Il n’existe pas de contraception idéale pour toutes, mais une méthode adaptée à chaque moment de vie. Le choix tient compte de :
Le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) recommande d’informer chaque femme sur l’ensemble des méthodes et sur leur efficacité réelle, puis de la laisser choisir. Votre gynécologue vérifie ensuite les contre-indications. Pour les situations particulières, voir aussi la contraception après une grossesse et la page chirurgie gynécologique pour la contraception définitive.
L’efficacité « théorique » (utilisation parfaite) diffère de l’efficacité « réelle » (avec les oublis et erreurs de la vie courante). Taux de grossesse au cours de la première année d’utilisation courante, selon les données reprises par la HAS :
| Méthode | Échec réel la 1re année | Ce qui en dépend |
|---|---|---|
| Implant, stérilet hormonal, stérilet au cuivre | Moins de 1 % (respectivement 0,05 %, 0,2 % et 0,8 %) | Rien au quotidien |
| Pilule, patch, anneau | Environ 9 % | Régularité des prises |
| Préservatif masculin | Environ 15 % | Utilisation à chaque rapport, dès le début |
| Retrait | Environ 22 % | Maîtrise, présence de spermatozoïdes avant l’éjaculation |
Les méthodes d’observation du cycle (température, glaire, calcul des dates : environ 25 %), le diaphragme et les spermicides ont aussi des taux d’échec élevés. Elles ne conviennent pas si une grossesse serait mal acceptée ou médicalement déconseillée.
Elle associe un œstrogène et un progestatif, bloque l’ovulation, amincit la muqueuse de l’utérus et épaissit la glaire du col. Elle se prend 21 jours suivis de 7 jours d’arrêt, ou en continu avec des comprimés inactifs selon les marques. Elle augmente le risque de thrombose veineuse (phlébite, embolie pulmonaire) et, plus rarement, artérielle.
Elle est contre-indiquée notamment en cas d’antécédent de thrombose ou d’embolie, de migraine avec aura, d’hypertension non contrôlée, de tabagisme après 35 ans, de certaines maladies cardiovasculaires ou du foie, de cancer du sein.
Sans œstrogène, elle se prend en continu, sans arrêt. Elle est possible quand les œstrogènes sont contre-indiqués, pendant l’allaitement par exemple. Les saignements irréguliers sont son principal inconvénient.
En cas de doute, demandez conseil à votre pharmacien.
Le patch et l’anneau contiennent un œstrogène : ils ont les mêmes contre-indications et le même risque de thrombose que la pilule combinée.
Oui. Le préservatif masculin (en latex, ou en polyuréthane en cas d’allergie) et le préservatif interne, dit féminin, sont les seules méthodes qui protègent à la fois d’une grossesse et des infections sexuellement transmissibles, dont le VIH. Le préservatif interne peut être mis en place plusieurs heures avant le rapport.
Leur efficacité contraceptive dépend d’une utilisation correcte à chaque rapport. En cas de nouveau partenaire, la double protection (préservatif + contraception efficace) est conseillée jusqu’au dépistage des deux partenaires. Pour les moins de 26 ans, des préservatifs sont délivrés gratuitement en pharmacie.
Le calcul des jours fertiles (méthode Ogino), la courbe de température, l’observation de la glaire et le retrait demandent une grande rigueur et des cycles réguliers. Leur efficacité réelle est nettement inférieure à celle des méthodes hormonales ou du stérilet. Le diaphragme et la cape cervicale, utilisés avec un spermicide, doivent être bien placés avant chaque rapport et laissés quelques heures après. Les applications de suivi du cycle ne transforment pas ces méthodes en contraceptions fiables.
Elles peuvent convenir à un couple pour qui une grossesse imprévue serait acceptable. Dans le cas contraire, mieux vaut choisir une méthode plus sûre, ou associer le préservatif pendant la période fertile.
Quand le projet familial est clos, la ligature des trompes chez la femme ou la vasectomie chez l’homme sont possibles pour toute personne majeure, après un délai légal de réflexion de 4 mois. Elles doivent être considérées comme irréversibles. Une méthode de longue durée réversible, comme le stérilet ou l’implant, offre une efficacité comparable sans engagement définitif.
Ne jamais arrêter seule une contraception hormonale en cas de symptôme : consultez d’abord, et protégez-vous en attendant.
Ces signes peuvent révéler une thrombose ou un accident vasculaire et nécessitent un avis médical immédiat :
Dans ces situations, appelez le 15 ou le 112. Consultez aussi rapidement en cas de douleurs pelviennes avec fièvre sous stérilet, ou de retard de règles.
La plupart des femmes ne constatent pas de changement de poids notable sous pilule. Si vous en observez un, parlez-en à votre gynécologue : une autre méthode peut être envisagée.
Oui. Le CNGOF indique que le stérilet peut être proposé aux femmes qui n’ont jamais accouché, y compris aux adolescentes.
Non. Les pauses n’apportent aucun bénéfice et augmentent le risque de grossesse non prévue. La pilule peut être poursuivie tant qu’elle est bien tolérée et qu’il n’y a pas de contre-indication.
Oui, pour la pilule, le patch, l’anneau, l’implant et les stérilets, la fertilité revient en général dès le cycle suivant l’arrêt ou le retrait.
Le stérilet au cuivre, les préservatifs masculin et interne, le diaphragme ou la cape avec spermicide, les méthodes d’observation du cycle et la contraception définitive. Leur efficacité est très différente : seul le stérilet au cuivre a un taux d’échec réel inférieur à 1 % par an (0,8 %), contre environ 15 % pour le préservatif masculin et 25 % pour les méthodes d’observation du cycle.
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