Un kyste ovarien (kyste de l'ovaire) est une poche de liquide qui se forme sur l'ovaire ; chez la femme jeune, il s'agit le plus souvent d'un kyste fonctionnel, lié au cycle, qui disparaît seul en quelques semaines. L'échographie endovaginale est l'examen clé : elle distingue les kystes simples, qu'on surveille, des kystes dits organiques ou d'aspect complexe, qui peuvent nécessiter une IRM ou une cœlioscopie. Une douleur brutale et intense du bas-ventre doit faire craindre une torsion de l'ovaire, qui est une urgence.
Un kyste de l'ovaire est une cavité remplie de liquide, parfois d'un contenu plus épais, qui se développe dans ou sur l'ovaire. La très grande majorité des kystes découverts chez la femme avant la ménopause sont bénins. Ils sont souvent trouvés par hasard, lors d'une échographie faite pour une autre raison.
Lorsque le kyste persiste, grossit ou donne des symptômes, son ablation se fait le plus souvent par cœlioscopie : c'est l'une des interventions courantes de chirurgie gynécologique. Mais beaucoup de kystes ne nécessitent qu'une surveillance.
Ils sont liés au fonctionnement normal de l'ovaire. Chaque mois, un follicule grossit pour libérer un ovule, puis se transforme en corps jaune. Si le follicule ne se rompt pas ou si le corps jaune se remplit de liquide ou de sang, un kyste se forme. Il est toujours bénin et disparaît spontanément, en général en deux à trois cycles. Il ne survient pas après la ménopause, puisque l'ovulation s'est arrêtée.
Ils ne dépendent pas du cycle et ne disparaissent pas seuls. Les principaux kystes organiques bénins sont :
| Type | Caractéristiques |
|---|---|
| Kyste dermoïde (tératome mature) | Fréquent chez la femme jeune ; contient de la graisse, parfois des poils ou des dents ; bénin, mais expose à la torsion |
| Cystadénome séreux | Contenu liquide clair ; peut devenir volumineux |
| Cystadénome mucineux | Contenu épais ; souvent cloisonné, parfois très volumineux |
| Endométriome | Kyste d'endométriose au contenu « chocolat » ; souvent associé à des règles douloureuses |
| Fibrome ou thécome de l'ovaire | Tumeur solide bénine, plus fréquente après 50 ans |
Il existe aussi des tumeurs dites frontières (borderline) et des cancers de l'ovaire, plus rares, surtout avant la ménopause. L'objectif du bilan est de les reconnaître. Voir notre article sur le cancer de l'ovaire.
La plupart des kystes ne donnent aucun symptôme. Quand ils en donnent, il peut s'agir de :
Le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) n'est pas une maladie à kystes au sens strict. Les « kystes » vus à l'échographie sont de nombreux petits follicules immatures. Le SOPK associe des cycles irréguliers, parfois une pilosité excessive ou de l'acné, et se prend en charge différemment, sans chirurgie des kystes.
Ces signes ne sont pas spécifiques. D'autres causes de douleurs du bas-ventre doivent être envisagées.
Seule l'analyse au microscope du kyste retiré (examen anatomopathologique) apporte une certitude sur sa nature. La ponction du kyste sous échographie n'est pas recommandée.
Pas toujours. La décision dépend de l'âge, des symptômes, de la taille et surtout de l'aspect du kyste.
Un kyste d'allure fonctionnelle est contrôlé par une échographie après quelques semaines, en général en début de cycle. S'il a disparu, il n'y a rien à faire. Selon les recommandations françaises, l'abstention peut aussi être proposée pour un kyste liquide pur, sans symptôme, de moins de 10 cm, chez une femme sans antécédent de cancer.
La pilule n'accélère pas la disparition des kystes fonctionnels : une revue Cochrane l'a montré, et les recommandations françaises déconseillent ce traitement. La pilule peut en revanche diminuer le risque de nouveaux kystes fonctionnels chez les femmes qui en font souvent.
Elle est proposée pour un kyste organique, un kyste qui persiste ou grossit, un kyste symptomatique ou d'aspect suspect. La cœlioscopie est la technique recommandée par le CNGOF. Avant la ménopause, on retire le kyste en conservant l'ovaire (kystectomie) chaque fois que possible, pour préserver la fertilité et la réserve ovarienne. Après la ménopause, ou en cas de doute sur la nature du kyste, l'ablation de l'ovaire et de la trompe (annexectomie) peut être préférée.
Une masse suspecte de malignité est prise en charge selon les règles de la chirurgie oncologique, avec une discussion en réunion de concertation pluridisciplinaire.
Après une cœlioscopie, l'hospitalisation est en général ambulatoire ou de 1 à 2 jours ; à titre indicatif, l'arrêt de travail va de 7 jours (travail sédentaire) à 21 jours (travail physique lourd).
Après la disparition d'un kyste fonctionnel, aucun suivi particulier n'est nécessaire. Si les kystes fonctionnels se répètent et gênent, une contraception hormonale peut être discutée, car elle réduit leur apparition.
Après l'ablation d'un kyste organique, le résultat de l'analyse est remis lors d'une consultation de contrôle. Il conditionne la suite : simple surveillance clinique et échographique pour un kyste bénin, prise en charge spécifique en cas d'endométriose ou de tumeur frontière.
Appelez le 15 (SAMU) ou le 112, ou rendez-vous aux urgences gynécologiques, en cas de :
En cas de kyste connu pendant la grossesse, les recommandations privilégient la surveillance pour un kyste liquide pur sans symptôme de moins de 6 cm ; signalez toute douleur à votre maternité.
Un kyste fonctionnel, non. La plupart des kystes organiques sont aussi bénins, mais certaines tumeurs ont un aspect qui justifie une IRM ou une chirurgie pour en connaître la nature.
Le plus souvent non. Les endométriomes peuvent être associés à une baisse de fertilité, et une chirurgie répétée sur l'ovaire peut diminuer la réserve ovarienne : la décision opératoire tient compte du projet de grossesse.
Non, la pilule n'accélère pas la disparition d'un kyste fonctionnel. Elle peut en revanche réduire l'apparition de nouveaux kystes fonctionnels.
Un kyste dermoïde récidive rarement. Les endométriomes et les kystes fonctionnels peuvent réapparaître, d'où l'intérêt d'un suivi.
Pas en soi : c'est surtout l'aspect à l'échographie qui compte, plus que la taille. Selon les recommandations françaises, un kyste liquide pur, sans symptôme, de moins de 10 cm peut être simplement surveillé chez une femme sans antécédent de cancer. Un kyste d'aspect complexe, quelle que soit sa taille, justifie une IRM ou un avis chirurgical.
L'ablation se fait en général par cœlioscopie, sous anesthésie générale. À titre indicatif : hospitalisation ambulatoire ou de 1 à 2 jours, arrêt de travail de 7 à 21 jours selon le métier, reprise du sport après environ 3 semaines, des rapports selon la douleur, et pas de bain pendant 2 semaines. Le délai avant une grossesse est discuté lors de la consultation post-opératoire, en général 4 à 6 semaines après l'intervention. Les honoraires font l'objet d'un devis préalable.
Une question sur votre situation ?Consultation au cabinet ou en téléconsultation, délai moyen d'une semaine à 10 jours.
Prendre rendez-vousArticle d'information générale : il ne remplace pas une consultation. En cas d'urgence, appelez le 15 ou le 112.