La ménopause correspond à l'arrêt définitif du fonctionnement des ovaires ; elle survient en moyenne vers 51 ans en France. Selon les recommandations 2021 du CNGOF et du GEMVi, son diagnostic est clinique et rétrospectif : il repose sur 12 mois consécutifs sans règles après 45 ans, sans prise de sang ni échographie. Une ménopause avant 40 ans n'est pas une ménopause « normale » : il s'agit d'une insuffisance ovarienne prématurée, qui concerne environ 3,5 % des femmes selon la recommandation ESHRE 2024 et justifie un bilan spécifique.
La ménopause est l'arrêt définitif des règles lié à l'épuisement du stock de follicules ovariens. Les ovaires cessent de produire des œstrogènes et de la progestérone, et l'ovulation s'arrête.
Trois termes sont souvent confondus :
L'âge moyen de la ménopause est d'environ 51 ans dans les pays occidentaux, avec une grande variabilité individuelle : la plupart des femmes sont ménopausées entre 45 et 55 ans.
| Âge des dernières règles | Terme employé | Ce que cela implique |
|---|---|---|
| Avant 40 ans | Insuffisance ovarienne prématurée (IOP) | Bilan diagnostique et traitement hormonal en général recommandés |
| Entre 40 et 45 ans | Ménopause précoce | Évaluation au cas par cas |
| Entre 45 et 55 ans | Ménopause à l'âge habituel | Diagnostic clinique, pas de bilan nécessaire |
| Après 55 ans | Ménopause tardive | Surveillance gynécologique habituelle |
Le tabac avance l'âge de la ménopause. Une chirurgie retirant les deux ovaires, une chimiothérapie ou une radiothérapie pelvienne peuvent provoquer une ménopause dite « induite », parfois brutale.
Leur intensité est très variable : certaines femmes n'ont presque aucune gêne, d'autres voient leur qualité de vie nettement altérée.
À plus long terme, la carence en œstrogènes accélère la perte osseuse et modifie le risque cardiovasculaire.
Les recommandations CNGOF-GEMVi signalent que des bouffées de chaleur atypiques — apparues longtemps après la ménopause, associées à d'autres symptômes (palpitations, diarrhée, amaigrissement), ou qui ne cèdent pas sous un traitement hormonal bien conduit — doivent faire rechercher une autre cause : trouble thyroïdien, effet d'un médicament, et plus rarement une maladie endocrinienne.
Selon les recommandations du CNGOF et du GEMVi (2021), chez une femme de plus de 45 ans qui ne prend pas de contraception hormonale, le diagnostic est clinique et rétrospectif : il repose sur une absence de règles pendant 12 mois consécutifs. Aucun dosage hormonal ni aucune imagerie n'est indiqué dans cette situation.
Les dosages de FSH et d'œstradiol fluctuent beaucoup pendant la périménopause : un résultat isolé peut être faussement rassurant ou faussement inquiétant.
Une pilule, un implant ou un stérilet hormonal (au lévonorgestrel) peuvent masquer les règles ou les rendre irrégulières. Les recommandations françaises ne conseillent ni dosage hormonal ni échographie pour poser le diagnostic ou pour décider d'arrêter la contraception. La stratégie proposée est l'arrêt de la pilule ou le retrait de l'implant ou du stérilet hormonal, puis la surveillance de l'apparition d'une absence de règles. Une contraception non hormonale peut être utilisée pendant cette période.
Sans utérus, il n'y a plus de règles pour se repérer. Si les ovaires ont été conservés, des dosages répétés de FSH (≥ 40 UI/L) associés à un œstradiol bas (< 20 pg/mL), au moins trois mois après l'intervention, peuvent orienter vers le statut ménopausique.
Après une chimiothérapie, le critère des 12 mois sans règles n'est plus fiable : les ovaires peuvent reprendre leur fonction tardivement. Aucun examen ne permet alors d'affirmer la ménopause avec certitude ; la situation est évaluée au cas par cas avec l'équipe d'oncologie.
L'insuffisance ovarienne prématurée (IOP) correspond à l'arrêt du fonctionnement des ovaires avant 40 ans. La recommandation internationale ESHRE 2024 estime sa fréquence à environ 3,5 %, plus élevée que ce qui était admis auparavant.
Son diagnostic repose sur l'association de troubles des règles (absence ou grande irrégularité des règles depuis au moins quatre mois) et d'un taux de FSH élevé (supérieur à 25 UI/L). Depuis 2024, un seul dosage élevé de FSH suffit ; un dosage de l'AMH ou un second dosage de FSH peuvent être utiles en cas de doute.
Un bilan recherche une cause (génétique, auto-immune, iatrogène après chirurgie ou chimiothérapie). Sauf contre-indication, un traitement hormonal est recommandé au moins jusqu'à l'âge habituel de la ménopause, pour protéger les os, le cœur et la qualité de vie. La question de la fertilité est abordée spécifiquement : une grossesse spontanée reste possible chez une minorité de femmes.
Oui. Tant que les règles n'ont pas disparu depuis 12 mois, des ovulations peuvent survenir, même de façon irrégulière. Une contraception reste donc nécessaire jusqu'au diagnostic de ménopause si une grossesse n'est pas souhaitée. Le choix de la méthode et le moment de l'arrêt sont à discuter avec le médecin.
Une consultation est utile :
La consultation de ménopause permet d'évaluer les symptômes, les facteurs de risque et les options : mesures d'hygiène de vie, traitements non hormonaux, traitement hormonal de la ménopause, traitements locaux de la sécheresse vaginale.
La consultation de ménopause a lieu au cabinet ; le délai moyen de rendez-vous est d'une semaine à 10 jours, sauf périodes de congés. Prise de rendez-vous sur Doctolib ou au 01 43 79 59 79.
Après 45 ans, en dehors d'une contraception hormonale ou d'une hystérectomie, ce n'est pas nécessaire : selon le CNGOF et le GEMVi, le diagnostic repose sur 12 mois sans règles. Les dosages hormonaux fluctuent trop pendant la périménopause pour être fiables.
Elles durent en général plusieurs années, avec une grande variabilité d'une femme à l'autre. Certaines femmes en ont encore de nombreuses années après la ménopause.
La ménopause modifie la répartition des graisses, avec une tendance à l'accumulation au niveau du ventre. L'activité physique régulière et l'alimentation jouent un rôle important pour limiter ces changements.
Il existe une part familiale dans l'âge de la ménopause. Ce n'est pas une certitude, mais c'est une information utile à signaler au médecin, en particulier si vous avez un projet de grossesse.
Non. Le traitement hormonal est proposé lorsque les symptômes sont gênants, après évaluation du rapport bénéfice/risque. En cas d'insuffisance ovarienne prématurée, en revanche, il est en général recommandé jusqu'à l'âge habituel de la ménopause.
Pendant la périménopause, les cycles deviennent irréguliers (plus courts, plus longs ou espacés), avec parfois des seins tendus, des troubles du sommeil et les premières bouffées de chaleur. Ces signes peuvent apparaître plusieurs années avant les dernières règles.
Une question sur votre situation ?Consultation au cabinet ou en téléconsultation, délai moyen d'une semaine à 10 jours.
Prendre rendez-vousArticle d'information générale : il ne remplace pas une consultation. En cas d'urgence, appelez le 15 ou le 112.