Quand parle-t-on d’infertilité avec bilan normal ?
Il arrive que tous les examens réalisés dans le cadre d’un bilan d’infertilité (bilan hormonal, exploration de l’ovulation, spermogramme, hystérosalpingographie, échographie, etc.) soient normaux, alors que le couple essaie de concevoir depuis plusieurs mois. On parle alors souvent d’infertilité inexpliquée.
Dans cette situation, l’absence de cause identifiée n’exclut pas la possibilité d’une grossesse spontanée, mais elle peut rendre l’attente difficile à vivre pour le couple.
Combien de temps attendre avant d’envisager une prise en charge en PMA ?
Si les rapports sont réguliers, sans contraception, et que l’ensemble du bilan d’infertilité est normal, il est généralement admis qu’un délai d’attente allant jusqu’à deux ans peut être considéré comme acceptable avant de recourir à la procréation médicalement assistée (PMA).
Durant cette période, les chances de grossesse naturelle restent significatives, en particulier chez les couples jeunes. Le médecin peut proposer un suivi régulier afin de vérifier que la situation ne se modifie pas et de répondre aux questions du couple.
Quand ne pas attendre deux ans ? L’importance de l’âge
L’âge de la femme est un élément majeur à prendre en compte dans la prise en charge de l’infertilité :
- Après 35 ans, la réserve ovarienne et la qualité ovocytaire diminuent progressivement.
- Le temps joue alors contre la fertilité, même si le bilan reste normal.
Ainsi, lorsque le couple a plus de 35 ans et n’a jamais eu d’enfant, il est souvent recommandé de ne pas attendre deux ans avant d’envisager une prise en charge en PMA. Une orientation plus rapide vers un centre de fertilité peut être proposée afin de ne pas perdre de temps précieux.
Quelles options en cas d’infertilité inexpliquée ?
En cas d’infertilité avec bilan normal, plusieurs options peuvent être discutées avec le gynécologue ou le spécialiste de la fertilité :
- poursuite des essais naturels avec un suivi médical et éventuellement une surveillance de l’ovulation ;
- stimulation douce de l’ovulation associée à des rapports programmés ;
- insémination intra-utérine dans certains cas ;
- recours à la fécondation in vitro (FIV) si nécessaire, selon l’âge, l’ancienneté de l’infertilité et le contexte du couple.
Le choix de la stratégie dépend de nombreux paramètres : âge des partenaires, durée d’infertilité, antécédents médicaux, retentissement psychologique, et projet du couple. Une discussion personnalisée avec le médecin est indispensable.
Conclusion : se faire accompagner
Un bilan d’infertilité normal n’est pas synonyme d’absence d’espoir, mais il nécessite parfois de la patience et un accompagnement adapté. En dessous de 35 ans, il est possible d’attendre jusqu’à deux ans en gardant à l’esprit qu’une grossesse naturelle reste possible. Au-delà de 35 ans, surtout en l’absence de grossesse préalable, une prise en charge plus rapide en PMA est généralement justifiée afin d’optimiser les chances de réussite.
Dans tous les cas, n’hésitez pas à échanger avec votre gynécologue ou un spécialiste de la stérilité du couple pour faire le point sur votre situation et envisager, si besoin, les différentes options de procréation médicalement assistée.

