Hystéroscopie diagnostique : principe, indications et contre-indications

Qu’est-ce qu’une hystéroscopie ?

L’hystéroscopie est un examen endoscopique qui permet d’explorer directement l’intérieur de la cavité utérine. On utilise pour cela un instrument fin, l’hystéroscope, relié à une source de lumière et à une caméra. Les images sont transmises sur un écran, ce qui permet au gynécologue de visualiser précisément la muqueuse utérine (endomètre).

On distingue :

  • l’hystéroscopie diagnostique : simple examen visuel, sans geste chirurgical, généralement réalisé sans anesthésie ou avec une simple anesthésie locale ;
  • l’hystéroscopie opératoire : qui permet de traiter certaines anomalies (polypes, fibromes, cloisons, adhérences…) et se fait le plus souvent sous anesthésie générale. Cette page concerne principalement l’hystéroscopie diagnostique.

Quand réalise-t-on une hystéroscopie diagnostique ?

Période du cycle recommandée

Chez une femme ayant des cycles menstruels, l’hystéroscopie diagnostique est en général programmée en phase pré-ovulatoire, c’est-à-dire entre le 8e et le 14e jour du cycle. À ce moment-là, la muqueuse utérine est suffisamment fine pour permettre une bonne visualisation de la cavité et faciliter l’interprétation des images.

Objectifs de l’examen

L’hystéroscopie permet de :

  • examiner en détail l’endomètre (muqueuse qui tapisse l’intérieur de l’utérus) ;
  • contrôler la forme et l’aspect de la cavité utérine (déformation, cloison, adhérences, polypes, fibromes…)
  • réaliser, si besoin, des biopsies endométriales dirigées (prélèvement ciblé de petits fragments de muqueuse) afin de les analyser au microscope.

Principales indications de l’hystéroscopie

Les situations les plus fréquentes où l’hystéroscopie diagnostique est indiquée sont :

  • troubles hémorragiques :
    • règles trop abondantes ou prolongées (ménométrorragies) ;
    • saignements en dehors des règles ;
    • saignements utérins survenant après la ménopause.
  • bilan d’infertilité : recherche d’anomalies de la cavité utérine pouvant gêner l’implantation d’un embryon (polype, fibrome sous-muqueux, synéchies, malformation utérine…).
  • bilan de fausses couches à répétition : vérification de l’intégrité de la cavité utérine et de l’endomètre lorsqu’il existe des pertes fœtales ou des avortements spontanés à répétition.

Contre-indications de l’hystéroscopie diagnostique

Certaines situations rendent l’hystéroscopie inappropriée ou dangereuse. Les principales contre-indications sont :

  • hémorragie utérine abondante en cours : la présence importante de sang dans la cavité rend l’examen difficilement interprétable ;
  • grossesse en cours ou suspectée : l’introduction de l’hystéroscope dans l’utérus pourrait mettre en danger la grossesse ;
  • infection génitale ou utérine (endométrite, salpingite aiguë, infection pelvienne) non traitée : l’examen pourrait aggraver l’infection ou la propager.

Avant de programmer l’examen, le gynécologue vérifie toujours l’absence de grossesse et de signes d’infection, et adapte la date en fonction du cycle menstruel.

Pour aller plus loin

L’hystéroscopie est un examen de référence en gynécologie pour l’exploration de la cavité utérine. Elle permet un diagnostic précis et, lorsqu’elle est réalisée en mode opératoire, de traiter dans le même temps un grand nombre de lésions intra-utérines. N’hésitez pas à évoquer avec votre gynécologue toutes vos questions concernant le déroulement de l’examen, la préparation nécessaire et les suites possibles.