La sécheresse vaginale n’est pas une fatalité.
De nombreuses femmes, en particulier autour de la ménopause ou après certains traitements (chimiothérapie, hormonothérapie, chirurgie gynécologique), souffrent d’une sécheresse intime qui altère leur confort au quotidien et leur vie sexuelle. Cet article fait le point, de façon claire et nuancée, sur les symptômes, les causes, les traitements « classiques » et la place des nouvelles approches comme le laser CO2 fractionné de type MonaLisa Touch.
En tant que chirurgien gynécologue reconnu à Paris et Neuilly-sur-Seine, le Dr Olivier Kadoch s’appuie sur les données scientifiques récentes et une prise en charge globale de la santé de la femme pour accompagner les patientes dans ce type de problématique, du simple inconfort aux situations plus complexes.(docteurkadoch.com)
Comprendre la sécheresse vaginale et le « syndrome génito-urinaire de la ménopause »
Ce que l’on appelle couramment « sécheresse vaginale » fait partie d’un ensemble plus large de symptômes aujourd’hui regroupés sous le terme de syndrome génito-urinaire de la ménopause (GSM). Cette appellation, proposée en 2014 par des sociétés savantes internationales, remplace les termes plus anciens d’atrophie ou de vaginite atrophique.(academic.oup.com)
Le GSM regroupe :
- Des symptômes génitaux : sécheresse, brûlures, irritations, démangeaisons, microfissures.
- Des symptômes sexuels : manque de lubrification, douleurs lors des rapports (dyspareunie), parfois baisse du désir liée à la douleur.
- Des troubles urinaires : envies fréquentes d’uriner, brûlures, infections urinaires à répétition.
Selon les études, les troubles génito-urinaires liés à la ménopause concernent environ 27 à 84 % des femmes ménopausées, avec une fréquence qui augmente avec l’âge.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) Une méta-analyse publiée en 2025 estimait la prévalence de la sécheresse à près de 47 % chez les femmes ménopausées interrogées via un questionnaire standardisé.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
Symptômes : comment se manifeste la sécheresse vaginale ?
La sécheresse intime ne se limite pas à un simple manque de lubrification pendant les rapports. Les symptômes possibles sont variés :
- Sensation de sécheresse ou de tiraillement dans le vagin ou à l’entrée vulvaire.
- Brûlures ou picotements, parfois continus, parfois majorés après la toilette ou un rapport.
- Douleurs pendant les rapports (dyspareunie), allant d’un inconfort à une impossibilité de pénétration.
- Petits saignements après les rapports, liés à la fragilité de la muqueuse.
- Démangeaisons ou irritations vulvaires.
- Infections urinaires répétées, envies fréquentes d’uriner ou brûlures mictionnelles, favorisées par les modifications de la flore vaginale.
Dans une grande étude menée chez des femmes de 40 à 55 ans, la sécheresse vaginale était le symptôme le plus fréquent de l’atrophie vaginale, rapporté par 64 % des patientes concernées.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) Par ailleurs, une enquête IFOP de 2018 montrait que près d’une femme ménopausée sur deux souffre de sécheresse intime, mais que 58 % ne traitent pas leurs symptômes et 17 % ne savent même pas nommer leur problématique.(medisite.fr)
Il est donc essentiel de ne pas banaliser ces signes et d’en parler à son gynécologue ou à son médecin traitant.
Pourquoi la sécheresse vaginale apparaît-elle ?
La carence en œstrogènes : cause principale après la ménopause
La cause la plus fréquente est la diminution progressive des œstrogènes au moment de la périménopause puis de la ménopause. En l’absence de stimulation hormonale suffisante :
- l’épithélium vaginal s’amincit ;
- la production de glycogène diminue, modifiant la flore vaginale ;
- la vascularisation et la production de collagène et d’acide hyaluronique s’amoindrissent ;
- les glandes responsables de la lubrification fonctionnent moins bien.
Le tissu devient plus sec, fragile, moins élastique, ce qui explique la douleur lors de la pénétration et la sensation d’inconfort quasi permanente chez certaines femmes.(menopause.obgyn.msu.edu)
Autres contextes à risque de sécheresse intime
La sécheresse vaginale peut aussi survenir :
- Après accouchement (post-partum), surtout en cas d’allaitement, car le taux d’œstrogènes est physiologiquement bas.
- Chez les femmes sous traitements anti-hormonaux (cancer du sein, certains cancers gynécologiques) ou après chimiothérapie / radiothérapie pelvienne.
- Après certaines chirurgies gynécologiques (ovariectomie, hystérectomie avec annexectomie) induisant une ménopause dite « chirurgicale ».
- En cas de maladies dermatologiques vulvaires (lichen scléreux, maladies inflammatoires) qui aggravent l’inconfort.
- Avec certains médicaments (antidépresseurs, antihistaminiques, antiandrogènes…) qui peuvent réduire la lubrification.
Un examen complet est donc indispensable pour identifier tous les facteurs en jeu et exclure d’autres causes (infection, lésion, dermatoses, pathologie maligne).
Consultation et diagnostic : comment se passe l’évaluation ?
Lors d’une consultation dédiée, le gynécologue va :
- reprendre votre histoire gynécologique et médicale (âge, ménopause, traitements, antécédents de cancer, chirurgie, accouchements) ;
- décrire précisément vos symptômes (sécheresse, douleur, brûlures, impact sur la sexualité et le quotidien) ;
- réaliser un examen vulvo-vaginal à la recherche de signes de fragilité, d’atrophie, de lésions ou d’infection ;
- si besoin, proposer des examens complémentaires (frottis, prélèvements, biopsie ciblée, imagerie).
L’objectif est double :
- confirmer le lien entre vos symptômes et un GSM / une atrophie vulvo-vaginale ;
- éliminer d’autres diagnostics qui pourraient nécessiter une prise en charge spécifique.
Ce bilan permet ensuite de proposer une prise en charge graduée, du plus simple au plus spécialisé.
Traitements « classiques » de la sécheresse vaginale
Mesures locales non hormonales
Pour les symptômes légers ou modérés, les recommandations internationales privilégient en première intention 🙁pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
- Hydratants vaginaux (gels, ovules, ovules à l’acide hyaluronique) utilisés régulièrement, 2 à 3 fois par semaine.
- Lubrifiants (à base d’eau ou de silicone) appliqués avant les rapports pour diminuer les frottements.
- Ajustement de la toilette intime : éviter les douches vaginales, les savons agressifs, privilégier des produits doux sans parfum.
- Conseils sur la vie sexuelle (préliminaires prolongés, positions plus confortables, reprise progressive de la pénétration).
Ces mesures suffisent à soulager une proportion importante de femmes présentant une sécheresse modérée.
Traitements hormonaux locaux
Pour des symptômes plus marqués, les sociétés savantes considèrent les œstrogènes locaux à faible dose comme le traitement le plus efficace :
- ovules ou comprimés vaginaux à faible dose d’estriol ou d’estradiol ;
- crèmes vaginales œstrogéniques ;
- anneaux vaginaux libérant un œstrogène sur plusieurs mois.
Ces traitements améliorent l’épaisseur de la muqueuse, la lubrification, le pH vaginal et la flore, avec un passage systémique en principe limité.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) Ils ne sont toutefois pas indiqués chez toutes les patientes (antécédent de cancer hormono-dépendant, contre-indication à l’hormonothérapie) et nécessitent une discussion personnalisée avec votre médecin et, en cas d’antécédent tumoral, avec votre oncologue.
Autres options médicales
Selon la situation, on peut également discuter :
- du traitement hormonal de la ménopause (THM) par voie générale, qui peut améliorer aussi les symptômes génito-urinaires, quand il est prescrit pour un ensemble de symptômes (bouffées de chaleur, troubles du sommeil, etc.) ;(inserm.fr)
- du DHEA vaginal (non disponible partout) ou de modulateurs sélectifs des récepteurs aux œstrogènes (SERMs) pour certaines indications spécifiques ;(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
- de traitements locaux non hormonaux à base d’acide hyaluronique ou d’autres molécules hydratantes ;
- de la rééducation périnéale en cas de troubles associés (incontinence d’effort, douleurs pelviennes).
Ce n’est qu’en cas de symptômes persistants malgré une prise en charge bien conduite, ou en cas de contre-indication aux hormones, que l’on peut discuter de techniques plus récentes, comme le laser CO2 fractionné type MonaLisa Touch.
MonaLisa Touch : principe et fonctionnement du laser CO2 fractionné
MonaLisa Touch est une technologie de laser CO2 micro-ablatif fractionné conçue spécifiquement pour la muqueuse vaginale. Le laser délivre des micro-impulsions réparties par petits points (« DOTs ») sur une fraction de la paroi vaginale, créant des microlésions contrôlées.(monalisatouch.com)
La réponse tissulaire attendue comprend :
- stimulation de la néo-collagénèse (production de nouveau collagène) ;
- augmentation de la synthèse d’acide hyaluronique et meilleure hydratation de la muqueuse ;
- épaississement de l’épithélium et amélioration de son élasticité ;
- normalisation progressive du pH vaginal et de la flore.
L’objectif est de mimer un effet « régénératif » local, sans recourir aux hormones, afin d’améliorer la sécheresse, les brûlures et la dyspareunie chez des patientes sélectionnées.
Comment se déroule une séance de MonaLisa Touch ?
D’après les données cliniques et les descriptions des centres qui utilisent ce type de laser 🙁my.clevelandclinic.org)
- La séance se déroule en consultation, sur table d’examen gynécologique.
- Une sonde cylindrique est introduite dans le vagin, puis retirée progressivement pendant que le laser délivre l’énergie à 360° sur la paroi vaginale.
- Le geste dure en moyenne 5 à 10 minutes.
- Il est généralement décrit comme peu douloureux : certaines femmes ressentent des picotements ou une sensation de chaleur ; une crème anesthésiante peut être appliquée pour le traitement des zones vulvaires externes.
- Il n’est habituellement pas nécessaire de recourir à une anesthésie générale ou à une hospitalisation.
La plupart des protocoles prévoient :
- 3 séances initiales, espacées de 4 à 6 semaines ;
- puis une séance d’entretien annuelle selon l’évolution des symptômes.
Indications possibles et contre-indications du laser CO2 vaginal
Les indications envisagées, selon la littérature scientifique et l’expérience de centres spécialisés, incluent 🙁pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
- GSM ou atrophie vulvo-vaginale modérée à sévère avec sécheresse et dyspareunie persistantes malgré une prise en charge standard bien menée.
- Sécheresse vaginale chez des femmes ne souhaitant pas ou ne pouvant pas recevoir d’hormones (par exemple après un cancer hormono-dépendant), après avis spécialisé et information claire sur le caractère encore émergent de cette approche.
- Certaines patientes en post-partum présentant un inconfort durable malgré les mesures habituelles, dans des centres rompus à cette indication.
À l’inverse, cette technique est en général évitable ou contre-indiquée en cas de :
- infection génitale ou urinaire active ;
- lésion suspecte non explorée (suspicion de cancer, lésion précancéreuse non prise en charge) ;
- prolapsus génital important ;
- trouble de la coagulation non contrôlé ;
- grossesse.
La décision de recourir ou non à ce type de traitement doit toujours être prise au cas par cas, après examen complet, discussion des alternatives et information loyale sur les bénéfices attendus, les limites et les inconnues à long terme.
Quelle efficacité du MonaLisa Touch ? Ce que disent les études
Les premières études – souvent des séries prospectives et des essais comparatifs de faible effectif – ont montré :
- une amélioration significative de la sécheresse, de la dyspareunie et des scores de santé vaginale (Vaginal Health Index) après 3 séances de laser CO2 ;(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
- des résultats comparables à des traitements œstrogéniques locaux dans certaines études randomisées, sur le court terme (3 à 6 mois) ;(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
- des taux de satisfaction dépassant 80 % dans plusieurs cohortes publiées, avec maintien de l’amélioration pendant 6 à 12 mois.(monalisatouch.com)
Le fabricant MonaLisa Touch rapporte, dans des études réalisées par des équipes expertes, une amélioration de la sécheresse de l’ordre de 76 % après 3 séances chez des femmes ménopausées.(monalisatouch.com)
Cependant, des essais récents plus rigoureux, incluant des groupes témoins avec traitement « sham » (faux laser), ont donné des résultats plus nuancés :
- chez des femmes traitées pour cancer du sein, un essai randomisé n’a pas montré de supériorité claire du laser sur le placebo pour la dyspareunie et la sécheresse pendant les rapports après trois séances, même si certains paramètres comme la sécheresse quotidienne et le VHI étaient améliorés.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
- des essais pilotes chez des survivantes de cancers gynécologiques suggèrent une amélioration de la fonction sexuelle, mais sur de petits effectifs et avec un recul limité.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
En résumé, les données disponibles indiquent que le laser CO2 fractionné peut améliorer la sécheresse vaginale et la qualité de vie chez certaines patientes, mais :
- le recul est encore limité sur le très long terme ;
- les études de haute qualité méthodologique restent peu nombreuses ;
- il n’existe pas de consensus pour en faire un traitement de première intention.
Plusieurs autorités de santé, dont la FDA américaine et le régulateur australien (TGA), ont d’ailleurs appelé à la prudence vis-à-vis des « lasers de rajeunissement vaginal », en rappelant l’importance de s’assurer d’indications médicales précises, d’une information claire et d’une évaluation rigoureuse des risques et bénéfices.(tga.gov.au)
Tableau comparatif : principales options pour traiter la sécheresse vaginale
Comparaison des traitements de la sécheresse vaginale
| Solution | Type de traitement | Pour quel profil ? | Avantages principaux | Limites / précautions |
|---|---|---|---|---|
| Hydratants et lubrifiants vaginaux | Non hormonal, local | Symptômes légers à modérés, toutes périodes de la vie | En vente libre, utilisation souple, peu d’effets secondaires | Effet surtout symptomatique, nécessite une utilisation régulière |
| Œstrogènes vaginaux à faible dose | Hormonothérapie locale | Ménopause avec symptômes modérés à sévères, sans contre-indication aux œstrogènes | Traitement de référence pour améliorer l’atrophie et la lubrification(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) | Discussion nécessaire en cas d’antécédent de cancer hormono-dépendant ; prescription médicale |
| THM (traitement hormonal de la ménopause) | Hormonothérapie systémique | Femmes présentant plusieurs symptômes climatériques (bouffées de chaleur, troubles du sommeil, etc.) | Améliore souvent à la fois les symptômes généraux et génito-urinaires | Nécessite une évaluation individuelle bénéfices/risques ; non indiqué pour la seule sécheresse légère |
| DHEA vaginale, SERMs, autres molécules | Traitements ciblés hormonaux ou modulés | Situations particulières, sous la responsabilité d’équipes spécialisées | Options supplémentaires quand les autres traitements ne sont pas possibles ou insuffisants | Disponibilité variable, recul encore limité, coût parfois élevé |
| Laser CO2 fractionné (type MonaLisa Touch) | Énergie-based device, local, non hormonal | Symptômes persistants malgré les traitements classiques, ou impossibilité d’utiliser les hormones | Procédure courte, généralement bien tolérée, amélioration de la sécheresse et de la dyspareunie dans de nombreuses séries(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) | Preuves encore en cours de consolidation, pas de remboursement systématique, coût non négligeable, prudence recommandée par certaines autorités |
Effets secondaires possibles et suites d’un traitement MonaLisa Touch
Les études et les fiches d’information patient rapportent en majorité des effets indésirables légers et transitoires 🙁my.clevelandclinic.org)
- rougeur ou œdème vulvaire modéré ;
- légères pertes brunâtres ou saignements peu abondants pendant 24 à 48 h ;
- sensations de brûlures ou de picotements temporaires ;
- gêne lors de la miction dans les premières heures.
En règle générale, il est recommandé :
- d’éviter les rapports sexuels pendant 3 à 5 jours après la séance ;(my.clevelandclinic.org)
- d’éviter les bains, piscines, spas pendant quelques jours ;
- d’utiliser éventuellement un hydratant vaginal conseillé par le médecin.
Des complications plus sérieuses (douleurs persistantes, brûlures importantes, cicatrices) semblent rares mais ont été rapportées de façon anecdotique ; c’est l’une des raisons pour lesquelles les autorités régulatrices insistent sur la nécessité d’un encadrement strict, de la formation des opérateurs et de la sélection des indications.(tga.gov.au)
Vivre avec une sécheresse vaginale : conseils pratiques
Au-delà des traitements médicaux, quelques mesures peuvent aider à mieux vivre au quotidien :
- Utiliser un lubrifiant adapté à chaque rapport, même après amélioration, pour protéger la muqueuse.
- Éviter les produits irritants (savons parfumés, lingettes, déodorants intimes, douches vaginales).
- Porter des sous-vêtements en coton, éviter les vêtements très serrés.
- Préserver une sexualité progressive : prendre le temps des préliminaires, privilégier les positions les moins douloureuses, communiquer avec le ou la partenaire.
- Consulter sans attendre en cas de douleur inhabituelle, saignements inexpliqués, brûlures importantes ou infections récidivantes.
Surtout, ne restez pas seule avec ces symptômes : les études montrent que 73 % des femmes trouvent le sujet « délicat à aborder », mais plus de 70 % estiment aussi qu’on n’en parle pas assez.(medisite.fr) En consultation, il s’agit au contraire d’un motif fréquent et légitime.
Questions fréquentes sur la sécheresse vaginale et le MonaLisa Touch
Le MonaLisa Touch est-il douloureux ?
La plupart des patientes décrivent le traitement par laser CO2 fractionné comme peu douloureux. La sonde est de calibre modéré et le geste dure environ 5 à 10 minutes. On peut ressentir des picotements ou une chaleur brève au passage du faisceau laser, mais la grande majorité des séances se déroulent sans anesthésie générale et parfois sans anesthésie locale pour le vagin. Pour le traitement des petites lèvres ou de la vulve, une crème anesthésiante peut être appliquée en amont pour plus de confort.(my.clevelandclinic.org)
Combien de séances de MonaLisa Touch sont nécessaires pour la sécheresse vaginale ?
Les protocoles les plus utilisés prévoient trois séances initiales, espacées d’environ 4 à 6 semaines. De nombreuses études montrent que l’essentiel de l’amélioration de la sécheresse, de la lubrification et de la dyspareunie survient dans les mois qui suivent ce cycle initial.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) Ensuite, une séance d’entretien annuelle est souvent proposée, en fonction de la réapparition éventuelle des symptômes. Le nombre exact de séances reste individualisé : certaines patientes, notamment après traitements oncologiques lourds, peuvent nécessiter des séances supplémentaires.
Laser MonaLisa Touch ou œstrogènes locaux : comment choisir ?
Dans les recommandations actuelles, les œstrogènes vaginaux à faible dose demeurent le traitement de référence des symptômes modérés à sévères de sécheresse post-ménopausique, lorsque leur utilisation est possible.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) Le laser CO2 type MonaLisa Touch peut être envisagé en seconde intention : soit parce que les traitements classiques n’ont pas apporté un soulagement suffisant, soit parce que les hormones sont contre-indiquées ou refusées. Le choix se fait toujours après un entretien détaillé avec votre gynécologue, en tenant compte de votre histoire médicale (notamment d’éventuels antécédents de cancer), de vos attentes, de votre tolérance aux traitements et de l’aspect financier, le laser n’étant généralement pas remboursé.
Le MonaLisa Touch est-il remboursé par l’Assurance Maladie ?
À ce jour (janvier 2026), le traitement par laser CO2 fractionné de type MonaLisa Touch pour la sécheresse vaginale est en France généralement considéré comme un acte non remboursé par l’Assurance Maladie. Certains praticiens et associations de patientes militent pour que cette prise en charge soit un jour reconnue comme soin de support, notamment chez les femmes traitées pour cancer du sein, mais cela suppose encore des études supplémentaires et une évaluation par les autorités de santé.(rose-up.fr) Le coût et les modalités précises de facturation doivent donc être discutés au cas par cas avec le praticien et/ou l’établissement où le traitement est réalisé.
Le laser MonaLisa Touch peut-il remplacer complètement les lubrifiants et autres soins ?
Chez certaines patientes, les études et les retours d’expérience suggèrent qu’un traitement laser bien conduit permet de réduire fortement l’usage de lubrifiants, voire de s’en passer au quotidien pendant plusieurs mois.(monalisatouch.com) Néanmoins, il est prudent de considérer le laser comme une option complémentaire plutôt qu’un « remède miracle ». Une bonne hygiène intime, l’usage de lubrifiants lors de rapports plus longs ou plus intenses, et un suivi gynécologique régulier restent recommandés. Certaines femmes continuent à utiliser ponctuellement des hydratants vaginaux, même après une amélioration nette, afin de maintenir un confort optimal.
Et maintenant ? Vers une prise en charge personnalisée
La sécheresse vaginale n’est ni une fatalité liée à l’âge, ni un « caprice » intime. C’est un symptôme fréquent, multifactoriel, qui mérite une prise en charge structurée : écoute, examen complet, solutions simples bien expliquées, et, si besoin, discussion de traitements plus spécialisés comme le laser CO2 fractionné de type MonaLisa Touch.
Si vous souffrez de sécheresse intime, de douleurs pendant les rapports ou de troubles urinaires associés, vous pouvez prendre rendez-vous au cabinet du Dr Olivier Kadoch, chirurgien gynécologue à Paris pour bénéficier d’une évaluation personnalisée et d’un plan de traitement adapté à votre situation. Un entretien en tête-à-tête permet souvent déjà de lever de nombreux tabous, de mieux comprendre l’origine de vos symptômes et de choisir, ensemble, la stratégie la plus pertinente pour retrouver confort et qualité de vie.


