Comprendre l’atrophie et la sécheresse vaginale
Après la ménopause ou certains traitements (notamment contre le cancer du sein), de nombreuses femmes développent ce que l’on appelle aujourd’hui le syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGM), autrefois nommé atrophie vulvo‑vaginale ou vaginite atrophique. Les tissus de la vulve et du vagin deviennent plus fins, moins vascularisés et moins lubrifiés.
Les symptômes les plus fréquents sont :
- Sécheresse vaginale persistante ou lors des rapports sexuels
- Brûlures, démangeaisons, irritations vulvaires ou vaginales
- Dyspareunie (douleurs pendant les rapports)
- Saignements ou micro‑traumatismes après les rapports
- Infections urinaires récidivantes ou gêne urinaire
Selon la North American Menopause Society (NAMS), le SGM touche environ un quart à plus de 80 % des femmes post‑ménopausées, avec un impact majeur sur la qualité de vie et la sexualité.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) Pourtant, ce sujet reste encore souvent tabou, ce qui retarde la prise en charge.
Les traitements « classiques » de l’atrophie vulvo‑vaginale
Avant de s’intéresser au laser MonaLisa Touch, il est essentiel de rappeler les options thérapeutiques qui font aujourd’hui référence dans les recommandations internationales (NAMS, sociétés savantes de gynécologie, etc.).(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
Mesures locales non hormonales
En première intention, surtout lorsque les symptômes sont modérés, on propose souvent :
- Lubrifiants vaginaux (à base d’eau ou de silicone) à utiliser au moment des rapports
- Hydratants vaginaux (gels, ovules, crèmes, parfois à base d’acide hyaluronique) à appliquer régulièrement, 2 à 3 fois par semaine
- Conseils d’hygiène intime douce, éviction des produits irritants (gels parfumés, douches vaginales, etc.)
Ces approches améliorent souvent le confort, mais leur effet disparaît dès qu’on arrête de les utiliser.
Traitements hormonaux locaux et systémiques
Lorsque cela est possible, les œstrogènes locaux (ovules, crème, anneau vaginal) constituent aujourd’hui l’un des traitements les plus efficaces du SGM : ils épaississent l’épithélium vaginal, restaurent la lubrification et abaissent le pH, réduisant la sécheresse, la dyspareunie et les infections urinaires.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
D’autres options médicamenteuses existent :
- DHEA vaginale (déhydroépiandrostérone), disponible dans certains pays
- Traitement hormonal de la ménopause (systémique) dans des situations sélectionnées
- Ospémifène (modulateur sélectif des récepteurs aux œstrogènes) pour certaines patientes
Ces traitements ne sont toutefois pas adaptés à toutes, en particulier aux femmes ayant eu un cancer hormonodépendant (par exemple du sein), ce qui explique l’intérêt pour des solutions non hormonales comme les lasers CO2 fractionnés.(revuegenesis.fr)
Et les techniques plus récentes ?
Depuis quelques années, diverses technologies d’énergie appliquée au vagin (laser CO2, laser Er:YAG, radiofréquence) ont été proposées pour traiter l’atrophie, la sécheresse, la « laxité vaginale » ou certaines formes d’incontinence. Les sociétés savantes soulignent toutefois que, malgré des résultats encourageants, le niveau de preuve reste limité et que ces techniques ne remplacent pas, à ce jour, les traitements de référence.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
Qu’est‑ce que le laser MonaLisa Touch ?
Le MonaLisa Touch est un dispositif médical utilisant un laser CO2 fractionné (plateforme SmartXide2 V2LR, fabricant DEKA), spécialement paramétré pour la muqueuse vaginale.(monalisatouch.com) Son objectif est de stimuler une régénération tissulaire sans recours aux hormones.
Un laser CO2 fractionné ciblé sur la muqueuse vaginale
Le principe repose sur l’émission de multiples micro‑faisceaux de lumière qui créent des microlésions très superficielles et espacées au sein de la paroi vaginale :
- Une fraction seulement de la surface est traitée à chaque tir, le reste du tissu restant intact
- Ces micro‑atteintes déclenchent une réponse de cicatrisation locale
- On observe dans les études histologiques une augmentation du collagène, de l’acide hyaluronique, une meilleure vascularisation et un stock de glycogène plus important dans l’épithélium, favorable à une flore vaginale protectrice (Lactobacilles).(typology.com)
En pratique, l’objectif est de rendre la muqueuse plus épaisse, plus élastique et plus hydratée, ce qui peut atténuer la sécheresse, les brûlures et les douleurs pendant les rapports.
Comment se déroule une séance ?
Le traitement se fait en ambulatoire, au cabinet ou à la clinique :
- Consultation préalable : interrogatoire détaillé, examen gynécologique, bilan des traitements déjà essayés et des contre‑indications éventuelles.
- Installation en position gynécologique, comme pour un frottis.
- Introduction d’une sonde vaginale stérile reliée au laser.
- Application de tirs de laser sur toute la circonférence de la paroi vaginale (et parfois sur la vulve selon les protocoles).
- La séance dure en général 5 à 10 minutes. La plupart des patientes décrivent une gêne modérée, sans besoin d’anesthésie.(typology.com)
Selon les séries publiées et les protocoles du fabricant, on réalise habituellement 3 séances espacées de 4 à 6 semaines, puis éventuellement une séance d’entretien annuelle si les symptômes réapparaissent.(typology.com)
Suites habituelles après un laser vaginal
Les suites sont en principe simples :
- Légères brûlures, sensation de chaleur ou de pesanteur vaginale
- Petits saignements ou pertes brunâtres passagères
- Augmentation temporaire des pertes blanches
On recommande en général :
- d’éviter les rapports sexuels pendant 3 à 4 jours
- d’utiliser une hygiène intime douce, sans douche vaginale
- de signaler toute douleur intense, brûlure persistante ou signe d’infection
Les complications sévères semblent rares dans les séries publiées, mais des effets indésirables sérieux (brûlures, douleurs chroniques, dyspareunie aggravée, cicatrices) ont été rapportés dans des bases de pharmacovigilance et par les autorités de santé, ce qui justifie une grande prudence.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
Efficacité du laser MonaLisa Touch : ce que montrent les études
Plusieurs études observationnelles (souvent non randomisées, avec effectifs limités) ont évalué le laser CO2 fractionné de type MonaLisa Touch chez des femmes ménopausées ou traitées pour un cancer du sein présentant une atrophie vulvo‑vaginale.
Résultats cliniques rapportés
Les études italiennes pionnières (Perino, Salvatore, Filippini et coll.) et des séries françaises ont montré 🙁revuegenesis.fr)
- Une diminution significative de la sécheresse vaginale, des brûlures, des démangeaisons et de la dyspareunie après 3 séances
- Une amélioration des scores de trophicité vaginale (indice de santé vaginale, VHI)
- Une forte satisfaction des patientes dans les 3 à 12 mois suivant le traitement (dans certaines séries, plus de 80 % de femmes se disent satisfaites ou très satisfaites)(gynecologie-pratique.com)
- Peu d’effets secondaires immédiats rapportés dans ces cohortes
Sur le site du fabricant MonaLisa Touch, une étude conduite par le Dr Stefano Salvatore auprès de femmes ménopausées rapporte par exemple une amélioration de la sécheresse, des brûlures et de la dyspareunie chez environ 70 à 90 % des patientes après trois traitements.(monalisatouch.com) Ces résultats, bien que prometteurs, proviennent d’études sans groupe témoin placebo et avec un suivi relativement court.
Tableau récapitulatif de quelques données publiées
| Étude / population | Symptômes évalués | Résultats principaux |
|---|---|---|
| Salvatore et coll., femmes ménopausées (Italie) | Sécheresse, brûlures, démangeaisons, dyspareunie, laxité | Après 3 séances de MonaLisa Touch, amélioration de ces symptômes chez une large majorité de patientes (environ 70–90 % selon le symptôme).(monalisatouch.com) |
| Filippini et coll., patientes suivies en oncologie | Brûlures, sécheresse, dyspareunie, prurit | Deux mois après une séance, diminution importante des scores de gêne (de l’ordre de 75–90 % selon les symptômes) chez des femmes traitées pour cancer et en échec ou contre‑indication des hormones.(monalisatouch.com) |
| Étude multicentrique (645 femmes ménopausées) | Dyspareunie, douleur à l’orifice, sécheresse/atrophie, démangeaisons, brûlures, pH vaginal | Amélioration statistiquement significative de tous les paramètres entre avant et après traitement ; aucune complication grave rapportée dans cette cohorte.(crpce.com) |
Que disent les sociétés savantes ?
Malgré ces données encourageantes, plusieurs instances internationales appellent à la prudence :
- La NAMS indique dans sa position 2020 sur le SGM qu’il existe trop peu d’essais contrôlés contre placebo pour conclure avec certitude sur l’efficacité et la sécurité des lasers vaginaux et pour en faire une recommandation formelle.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
- Un consensus d’experts international sur les dispositifs à énergie pour la sphère vulvo‑vaginale souligne l’absence de données comparatives robustes avec les traitements existants.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
En résumé, les lasers CO2 fractionnés comme le MonaLisa Touch apparaissent prometteurs pour soulager l’atrophie vulvo‑vaginale chez certaines patientes, mais les autorités scientifiques considèrent encore cette approche comme émergente, en attente d’essais randomisés de grande ampleur et de données de sécurité à long terme.
Risques, mises en garde et limites du MonaLisa Touch
Effets secondaires possibles
Dans la majorité des séries publiées, les effets indésirables sont décrits comme :
- Douleurs ou brûlures transitoires pendant ou après la séance
- Petits saignements, pertes sanguinolentes
- Inconfort ou œdème local pendant quelques jours
Cependant, l’analyse de la base de données MAUDE de la FDA (États‑Unis) a mis en évidence plusieurs dizaines de signalements de complications : douleurs persistantes, brûlures, cicatrices, aggravation de la dyspareunie, troubles urinaires, parfois durables.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
Mises en garde des autorités de santé
En 2018, la Food and Drug Administration (FDA) a publié une mise en garde sur l’utilisation de lasers et autres dispositifs à énergie dans des procédures de « vaginal rejuvenation », rappelant qu’aucun de ces dispositifs n’était approuvé pour traiter les symptômes ménopausiques, l’incontinence urinaire ou les troubles sexuels, et signalant des risques de brûlures et de douleurs chroniques.(journals.lww.com)
L’American College of Obstetricians and Gynecologists (ACOG) a relayé ce message en 2025, en insistant sur le fait que ces traitements devaient être réservés à un cadre médical rigoureux, après information complète sur les bénéfices incertains et les risques potentiels.(acog.org) Des autorités comme la TGA australienne ont émis des réserves similaires.(tga.gov.au)
Recul encore limité et absence de remboursement
Les principales limites actuelles du laser MonaLisa Touch sont :
- Manque de données à long terme (au‑delà de quelques années) sur l’efficacité durable et la sécurité
- Absence d’essais randomisés de grande ampleur comparant le laser aux traitements locaux hormonaux ou non hormonaux
- Coût élevé (plusieurs centaines d’euros par séance) et, en France, absence de prise en charge par l’Assurance maladie en dehors de protocoles de recherche, le traitement étant actuellement classé comme acte à visée esthétique ou de confort.(health-data-hub.fr)
Certains centres de cancérologie français ont mis en place des études cliniques, par exemple le projet REJUVA pour des femmes jeunes traitées pour un cancer du sein et souffrant de troubles génito‑urinaires sévères, avec financement spécifique pour rendre le traitement gratuit dans ce cadre de recherche.(health-data-hub.fr)
MonaLisa Touch ou autres traitements : comment choisir ?
Le laser MonaLisa Touch ne doit pas être envisagé comme une « solution miracle », mais comme une option supplémentaire dans certains cas précis, après évaluation complète de la situation.
Dans quels cas le laser est surtout discuté ?
En pratique, les situations où l’on discute le plus souvent du laser CO2 vaginal sont :
- Atrophie vulvo‑vaginale modérée à sévère avec impact important sur la sexualité, malgré lubrifiants et hydratants bien utilisés
- Patientes en échec ou intolérance des traitements hormonaux locaux
- Patientes avec contre‑indication relative ou absolue aux œstrogènes (par exemple, antécédent de cancer du sein) et symptômes très invalidants, dans le cadre d’une discussion pluridisciplinaire et, idéalement, d’un protocole d’étude.(revuegenesis.fr)
Dans tous les cas, la décision doit être individualisée, en tenant compte :
- De la sévérité des symptômes et de leur retentissement (douleur, sexualité, vie de couple, qualité de vie)
- Des traitements déjà essayés et de leur tolérance
- Des antécédents médicaux, notamment oncologiques
- Des attentes de la patiente et de son rapport au risque
- Du coût du traitement et de l’absence de remboursement hors étude clinique
Questions à aborder avec votre gynécologue
Avant d’envisager un laser vaginal, il est utile de poser, par exemple, les questions suivantes :
- « Ai‑je bien essayé toutes les options locales non hormonales ? Lesquelles restent à tester ? »
- « Un traitement hormonal local est‑il possible dans mon cas ? Quels en sont les risques et les bénéfices ? »
- « Quelles sont les données scientifiques disponibles sur le laser dans une situation semblable à la mienne ? »
- « Quels sont les risques concrets (brûlures, douleurs persistantes, cicatrices) et comment sont‑ils pris en charge ? »
- « Ce traitement est‑il réalisé dans un cadre de recherche ou de soins courants ? »
Le gynécologue reste votre interlocuteur privilégié pour mettre en balance bénéfices espérés, limites des preuves actuelles et contraintes pratiques.
FAQ : vos questions sur le laser MonaLisa Touch et l’atrophie vaginale
Le laser MonaLisa Touch est‑il douloureux ?
La plupart des patientes décrivent la séance comme peu douloureuse, avec plutôt une sensation de chaleur ou de picotements. Aucune anesthésie n’est généralement nécessaire, même si un gel anesthésiant peut être proposé en cas d’anxiété ou de vagin très sensible.(typology.com) Après la séance, une gêne modérée, des brûlures transitoires ou de petites pertes sanguinolentes sont possibles pendant quelques heures à quelques jours. En revanche, des cas de douleurs persistantes ont été rapportés dans la littérature et par les autorités de santé : si la douleur est intense ou dure, il faut consulter rapidement.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
Combien de séances sont nécessaires pour traiter la sécheresse vaginale ?
Les protocoles les plus utilisés prévoient en général 3 séances de laser CO2 vaginal, espacées de 4 à 6 semaines.(revuegenesis.fr) Les améliorations sont souvent ressenties dès les premières séances, puis se consolident dans les mois qui suivent. Certaines équipes proposent ensuite une séance annuelle d’entretien si les symptômes réapparaissent progressivement. La fréquence et le nombre total de séances peuvent toutefois varier selon l’intensité des symptômes, la réponse clinique et le protocole de chaque centre. Il est important de discuter d’emblée du coût global et de l’absence de remboursement en dehors d’essais cliniques.(health-data-hub.fr)
Le laser MonaLisa Touch est‑il remboursé en France ?
À ce jour, le laser vaginal MonaLisa Touch n’est pas pris en charge par l’Assurance maladie en France pour l’atrophie ou la sécheresse vaginale. Il est le plus souvent considéré comme un traitement de confort ou esthétique, ce qui implique un reste à charge intégral pour la patiente.(health-data-hub.fr) Certaines patientes incluses dans des protocoles de recherche (par exemple après cancer du sein) peuvent bénéficier du traitement gratuitement grâce à un financement spécifique hospitalier ou associatif, mais cela reste limité à quelques centres et à des critères d’inclusion stricts. Renseignez‑vous précisément auprès de l’équipe qui vous suit.
Peut‑on faire un laser MonaLisa Touch après un cancer du sein ?
C’est l’une des indications pour lesquelles le laser suscite le plus d’espoir, car beaucoup de femmes traitées pour un cancer du sein hormonodépendant souffrent d’atrophie vulvo‑vaginale sévère sans pouvoir (ou vouloir) utiliser d’œstrogènes locaux. Des études pilotes et des projets comme REJUVA évaluent le laser CO2 fractionné MonaLisa Touch dans cette population.(rose-up.fr) Toutefois, il n’existe pas encore de consensus définitif ni de recommandation officielle. Toute décision doit être prise en coordination étroite avec l’oncologue et le gynécologue, idéalement dans le cadre d’un essai clinique ou d’un centre expérimenté.
Quelle différence entre laser MonaLisa Touch et traitements hormonaux locaux ?
Les œstrogènes vaginaux agissent en remplaçant localement l’hormone manquante, avec une efficacité démontrée par de nombreux essais cliniques.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) Le laser MonaLisa Touch, lui, n’apporte pas d’hormones : il stimule la cicatrisation et la production de collagène et d’acide hyaluronique dans la muqueuse.(revuegenesis.fr) Sur le plan pratique, les hormones locales nécessitent une utilisation régulière (plusieurs fois par semaine), tandis que le laser se fait en quelques séances espacées. En revanche, les hormones bénéficient d’un recul beaucoup plus long en termes d’efficacité et de sécurité, alors que le laser reste une option émergente, non remboursée et encore en évaluation.
Et maintenant ? Vers une prise en charge personnalisée de votre confort intime
Le laser MonaLisa Touch représente aujourd’hui une piste intéressante mais encore en cours d’évaluation pour l’atrophie et la sécheresse vaginale, en particulier chez des femmes très gênées, en échec des traitements classiques ou présentant des contre‑indications aux hormones. Il ne remplace pas les approches éprouvées (lubrifiants, hydratants, traitements hormonaux locaux quand ils sont possibles), mais peut s’y ajouter dans des situations sélectionnées.
Si vous souffrez de sécheresse vaginale, de douleurs pendant les rapports ou d’autres symptômes évoquant une atrophie vulvo‑vaginale, l’étape essentielle est de consulter un gynécologue pour établir un diagnostic précis et discuter sereinement de l’ensemble des options, avec leurs bénéfices, leurs risques et leurs coûts. Le cabinet du Dr Olivier Kadoch à Paris 16 offre un suivi complet de la santé gynécologique de la femme, dans un cadre chaleureux et fondé sur les recommandations scientifiques les plus récentes. Une consultation personnalisée permettra de construire, avec vous, la stratégie la plus adaptée pour retrouver un meilleur confort intime.


