Comprendre le laser MonaLisa Touch
Le laser MonaLisa Touch est un traitement intime non chirurgical qui utilise un laser CO2 fractionné pour améliorer certains symptômes vulvo-vaginaux, en particulier après la ménopause.(dekalaser.com)
Atrophie vulvo-vaginale et syndrome génito-urinaire de la ménopause
Avec la chute des œstrogènes, la muqueuse vaginale s’affine, devient plus sèche et fragile : c’est l’atrophie vulvo-vaginale, aujourd’hui intégrée dans le « syndrome génito-urinaire de la ménopause » (SGUM). Elle peut provoquer sécheresse, brûlures, démangeaisons, douleurs lors des rapports (dyspareunie) ou petites fuites urinaires. Selon des données publiées en France, près de 50 % des femmes ménopausées présentent au moins un de ces symptômes, souvent avec un retentissement important sur la qualité de vie.(crpce.com)
Les traitements de première intention restent les lubrifiants/hydratants locaux et, en l’absence de contre-indication, les œstrogènes vaginaux à faible dose. Le laser MonaLisa Touch vient éventuellement en complément ou en alternative dans des situations bien sélectionnées, notamment en cas de contre-indication aux hormones.(crpce.com)
Un laser CO2 micro-ablatif fractionné
MonaLisa Touch est un dispositif de laser CO2 fractionné développé par la société italienne DEKA. Le principe : le laser délivre, via une sonde insérée dans le vagin, de multiples micro-impacts très contrôlés sur la muqueuse. Ces « micro-colonnes » de chaleur alternent avec des zones de tissu sain, ce qui stimule un processus de réparation : production de collagène et d’acide hyaluronique, amélioration de la microcirculation, épaississement et meilleure hydratation de la muqueuse.(dekalaser.com)
Sur le plan technique, il s’agit d’un laser micro-ablatif fractionné : chaque tir crée une zone de coagulation thermique entourée de tissu non lésé, comme pour les lasers esthétiques utilisés sur le visage (rides, cicatrices). Cette technologie est aujourd’hui l’une des plus étudiées parmi les traitements physiques de l’atrophie vulvo-vaginale.(em-consulte.com)
Comment se déroule un traitement par laser MonaLisa Touch ?
Avant le traitement : consultation et bilan gynécologique
Avant toute séance, une consultation gynécologique complète est indispensable :
- recueil précis des symptômes (sécheresse, douleurs, fuites urinaires, gêne sexuelle, antécédent de cancer hormono-dépendant, etc.) ;
- examen clinique (vulve, vagin, col, prolapsus, cicatrices, lichen, etc.) ;
- vérification de l’absence d’infection vaginale ou urinaire et du suivi habituel (frottis, mammographie selon l’âge) ;
- discussion des traitements déjà essayés (lubrifiants, œstrogènes vaginaux, autres options non hormonales).
Les recommandations françaises (CNGOF, GEMVi) rappellent que les lasers vaginaux CO2 ne doivent pas être proposés en première ligne pour l’atrophie vulvo-vaginale, mais éventuellement chez les patientes ayant une contre-indication ou un échec des traitements hormonaux locaux, après information claire sur le caractère encore évalué de cette technique et sur ses risques potentiels.(em-consulte.com)
Une séance type : déroulement pratique
En pratique, la séance se déroule en consultation, sans anesthésie générale :
- la patiente est installée en position gynécologique ;
- un examen rapide vérifie l’absence de contre-indication immédiate (saignement, infection manifeste) ;
- la paroi vaginale est séchée avec un tampon, puis la sonde à usage unique est introduite dans le vagin ;(consultingroom.com)
- le praticien délivre les tirs laser en retirant progressivement la sonde (traitement « 360° » de la paroi) ;
- la durée totale est en général de 5 à 15 minutes selon les protocoles et les zones traitées.(consultingroom.com)
La plupart des patientes décrivent une sensation de chaleur ou de picotement modéré, généralement bien tolérée ; une crème anesthésiante peut être proposée sur la vulve en cas de traitement associé de cette zone.(lumae.fr)
Combien de séances ? Protocole habituel
Les protocoles peuvent varier d’une équipe à l’autre, mais les schémas les plus utilisés pour les troubles vulvo-vaginaux reposent sur 3 à 4 séances initiales, espacées de 4 à 6 semaines, puis une séance d’entretien annuelle en cas de bénéfice.(docteurclairemartincic.com)
Tableau récapitulatif des protocoles les plus fréquents
| Indication principale (hors 1re intention) | Nombre de séances initiales (ordre de grandeur) | Intervalle entre séances | Entretien recommandé |
|---|---|---|---|
| Sécheresse vaginale / SGUM ménopausique | 3 séances | 4 à 6 semaines | 1 séance par an si amélioration durable |
| Dyspareunie liée à l’atrophie | 3 à 4 séances | 4 à 6 semaines | Éventuelle séance annuelle selon la persistance des symptômes |
| Laxité vaginale modérée / post-partum | 2 à 3 séances | 4 à 6 semaines | À discuter au cas par cas |
| Incontinence urinaire d’effort légère | 3 séances | 4 à 6 semaines | Suivi clinique rapproché ; entretien non systématique |
Ces chiffres sont indicatifs : le nombre de séances, leur espacement et la nécessité d’un entretien doivent être adaptés à l’âge, à l’intensité des symptômes, aux autres traitements en cours et à la tolérance individuelle.
À qui s’adresse le laser MonaLisa Touch ?
Femmes ménopausées avec syndrome génito-urinaire
La principale population étudiée est celle des femmes ménopausées présentant un SGUM (sécheresse, brûlures, dyspareunie, troubles urinaires modérés). De nombreuses études prospectives montrent, après 2 à 3 séances de laser CO2 fractionné, une amélioration significative de la sécheresse vaginale, des douleurs, du pH et parfois de la fonction sexuelle, avec une satisfaction globale élevée (jusqu’à 90 % de patientes satisfaites à 12 mois dans certains travaux).(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
Ces résultats sont encourageants, mais obtenus surtout à court terme (6 à 12 mois) et dans des études souvent de petite taille ou non randomisées. Le manque de données de qualité à long terme impose de rester prudent sur la durée réelle du bénéfice et la nécessité de séances d’entretien régulières.(em-consulte.com)
Patientes traitées pour cancer du sein ou contre-indiquées aux œstrogènes
Chez les femmes ayant un antécédent de cancer du sein hormono-dépendant, l’utilisation d’œstrogènes locaux est discutée au cas par cas. Le laser CO2 est donc parfois proposé comme option non hormonale pour améliorer sécheresse et dyspareunie. Des études spécifiques chez des patientes traitées pour cancer du sein rapportent une réduction des symptômes après plusieurs séances, avec une bonne tolérance à court terme.(monalisatouch.com)
Cependant, les autorités de santé – notamment la FDA américaine – ont rappelé en 2018 que ces dispositifs n’étaient pas approuvés pour le traitement des symptômes liés à la ménopause ou à la sexualité, et qu’ils pouvaient exposer, dans de rares cas, à des brûlures, cicatrices et douleurs chroniques. Le marketing ciblant les femmes ayant eu un cancer a été particulièrement critiqué.(amp.cnn.com)
Autres indications possibles (hors AMM spécifique)
Certains centres utilisent le laser CO2 vaginal ou vulvaire pour :
- incontinence urinaire d’effort légère sans prolapsus majeur ;
- laxité vaginale modérée après accouchement ;
- cicatrices douloureuses (épisiotomie, déchirure) ;
- certaines dermatoses vulvaires résistantes (comme le lichen scléreux) ;
- fissures vestibulaires ou zones vulvaires focalement douloureuses.(lumae.fr)
Pour ces indications, les données scientifiques restent limitées : séries de cas, études observationnelles, parfois sans groupe contrôle. Il est donc essentiel que la patiente soit informée du caractère encore exploratoire de ces usages et des alternatives possibles (rééducation périnéale, traitements locaux médicamenteux, chirurgie, etc.).(em-consulte.com)
Situations où le laser MonaLisa Touch n’est pas adapté
Le recours au laser CO2 vaginal est en général déconseillé ou repoussé dans les situations suivantes :
- grossesse ou projet de conception immédiat ;
- infection génitale ou urinaire en cours ;
- lésion suspecte du col, du vagin ou de la vulve non explorée ;
- prolapsus génital important nécessitant plutôt une prise en charge chirurgicale ;
- troubles sévères de la coagulation, pathologie générale décompensée ;
- patiente ayant déjà présenté une complication sévère après laser vaginal.
Dans tous les cas, la décision doit être prise après un examen complet et une information loyale sur les bénéfices attendus, l’incertitude sur le recul et les autres solutions disponibles.
Efficacité et limites : ce que disent les études
Les résultats à court terme
Plusieurs essais cliniques ont montré, après 3 séances de laser CO2 MonaLisa Touch, une amélioration significative de la sécheresse, des brûlures, des démangeaisons, de la douleur pendant les rapports et parfois de l’incontinence urinaire modérée. Dans une grande cohorte italienne de 645 femmes ménopausées, tous ces symptômes et le pH vaginal se sont améliorés de façon significative à 1 mois de la dernière séance.(crpce.com)
Une étude de suivi sur 12 mois rapporte plus de 90 % de patientes « satisfaites » ou « très satisfaites », avec maintien de l’amélioration clinique sur un an, notamment lorsqu’un traitement est initié précocement après la ménopause.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
Comparaison avec les œstrogènes locaux et manque de recul
Des essais comparatifs randomisés ont confronté le laser CO2 à un traitement par estriol vaginal. Globalement, le laser fait aussi bien que les œstrogènes locaux sur les scores d’atrophie et les symptômes, mais sans démontrer de supériorité claire, et avec des effectifs souvent modestes.(monalisatouch.com)
Les recommandations françaises soulignent que les lasers vaginaux CO2 ne peuvent pas être considérés comme un traitement de référence en première intention, en raison du manque d’études de longue durée, de l’absence de données robustes sur la sécurité au long cours et du coût non négligeable, entièrement à la charge de la patiente.(em-consulte.com)
Position des autorités de santé et sociétés savantes
Les autorités insistent sur la nécessité d’informer clairement les patientes du fait que l’efficacité et la sécurité à long terme de ces dispositifs restent à confirmer.
En 2018, la FDA a mis en garde contre l’utilisation de dispositifs à énergie (laser, radiofréquence) pour des procédures dites de « rajeunissement vaginal », rappelant qu’aucun de ces appareils n’était approuvé pour le traitement des symptômes liés à la ménopause, à l’incontinence ou à la sexualité, et signalant des cas de brûlures, cicatrices et dyspareunie persistante.(amp.cnn.com)
En France, le CNGOF et le groupe GEMVi considèrent que le laser CO2 vaginal peut être envisagé après échec ou contre-indication des traitements hormonaux locaux, en informant les patientes des risques possibles (brûlures, sténose, douleurs chroniques) et du caractère encore non standardisé des protocoles.(em-consulte.com)
Suites du traitement et effets indésirables possibles
Après la séance : ce qui est habituel
Dans les jours qui suivent, il est courant d’observer :
- une sensation de chaleur ou de pesanteur pelvienne transitoire ;
- de petites pertes vaginales aqueuses ou blanchâtres pendant quelques jours ;
- une légère irritation vulvaire si cette zone a été traitée.(lumae.fr)
Les recommandations pratiques des centres utilisant MonaLisa Touch sont généralement :
- éviter les rapports sexuels pendant 3 à 5 jours ;
- ne pas utiliser de tampons ni de coupes menstruelles dans ce délai ;
- éviter les bains chauds, piscines, spas pendant quelques jours ;
- poursuivre une hygiène intime douce, sans produits agressifs.
Risques et complications à connaître
Dans la majorité des études, le traitement par laser CO2 vaginal est bien toléré, avec principalement des effets secondaires mineurs et transitoires (rougeur, œdème, inconfort).(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) Cependant, les autorités de santé ont rapporté des cas de complications plus sérieuses : brûlures de la muqueuse, cicatrices, sténose vaginale, douleurs persistantes lors des rapports ou au repos.(amp.cnn.com)
Ces événements restent rares au regard du nombre de traitements réalisés, mais ils rappellent que le laser n’est pas un soin anodin : il doit être pratiqué par un médecin formé à la fois à la gynécologie et à l’utilisation du dispositif, dans un cadre rigoureux (indications bien posées, information, consentement, traçabilité, suivi).(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
MonaLisa Touch, laser CO2 et autres options : quelle place dans la prise en charge ?
Les traitements de référence de l’atrophie vulvo-vaginale
Avant d’envisager un traitement par laser, il est important de connaître les options validées :
- lubrifiants et hydratants vaginaux (acide hyaluronique, gels hydratants) en première ligne ;(crpce.com)
- œstrogènes vaginaux à faible dose (ovules, crèmes, anneaux) en l’absence de contre-indication ;(em-consulte.com)
- rééducation périnéale, si besoin, pour les troubles urinaires associés ;
- traitements systémiques spécifiques dans certains pays (par ex. modulateurs sélectifs des récepteurs aux œstrogènes) lorsque cela est pertinent.(link.springer.com)
Le laser CO2 MonaLisa Touch vient s’inscrire comme une option non hormonale potentiellement intéressante, mais encore en cours d’évaluation, et dont le coût reste aujourd’hui intégralement supporté par la patiente, sans prise en charge par l’Assurance Maladie.(docteur-chahine.com)
Un choix qui doit rester personnalisé
Le choix d’un traitement doit tenir compte de plusieurs éléments :
- intensité des symptômes et retentissement sur la qualité de vie ;
- terrain hormonal (ménopause naturelle, ménopause induite, cancer hormono-dépendant) ;
- contre-indications aux traitements œstrogéniques locaux ou généraux ;
- présence de troubles urinaires, douleurs pelviennes, prolapsus ;
- attentes de la patiente et acceptabilité des contraintes (coût, séances répétées, éventuels effets indésirables).
Le Dr Olivier Kadoch, chirurgien gynécologue à Paris, accompagne ses patientes dans cette réflexion globale, en s’appuyant sur les données scientifiques les plus récentes, les recommandations de sociétés savantes et une vision d’ensemble de la santé gynécologique (ménopause, pathologies utérines, prolapsus, etc.).(docteurkadoch.com)
Questions fréquentes sur le laser MonaLisa Touch
Le traitement par laser MonaLisa Touch est-il douloureux ?
La plupart des patientes décrivent la séance comme peu ou pas douloureuse : on ressent surtout une sensation de chaleur ou de petits picotements au passage du laser.(consultingroom.com) Sur la vulve, une crème anesthésiante locale peut être appliquée avant la séance si la zone est très sensible. Un inconfort ou une sensation de brûlure modérée peuvent persister quelques heures, parfois un à deux jours. En revanche, comme tout acte médical, des douleurs plus importantes peuvent survenir de façon exceptionnelle, notamment en cas de brûlure ou d’irritation excessive, ce qui justifie un suivi attentif.
Combien de temps durent les effets du laser MonaLisa Touch ?
Les premières améliorations (moins de sécheresse, de douleurs, meilleure lubrification) apparaissent généralement entre 4 et 8 semaines après la première séance, puis s’accentuent au fil du protocole.(monalisatouch.com) Plusieurs études montrent un maintien des bénéfices jusqu’à 12 mois chez une majorité de patientes, surtout si le traitement est instauré tôt après la ménopause.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) Au-delà, les données sont encore limitées ; c’est pourquoi une séance d’entretien annuelle est souvent proposée lorsque le laser a été efficace, mais la fréquence exacte reste à adapter au cas par cas.
Le laser MonaLisa Touch est-il remboursé par l’Assurance Maladie ?
En France, le traitement par laser CO2 vaginal (dont MonaLisa Touch) est actuellement considéré comme un acte hors nomenclature : il n’est pas pris en charge par l’Assurance Maladie, y compris chez les femmes ayant eu un cancer hormono-dépendant.(docteur-chahine.com) Les tarifs varient selon les centres (en pratique, de l’ordre de quelques centaines d’euros par séance), auxquels peut s’ajouter l’achat d’une sonde personnelle. Certaines complémentaires santé peuvent éventuellement proposer un forfait « médecines innovantes » ou « hors nomenclature », mais cela dépend entièrement du contrat ; il est donc utile de se renseigner auprès de sa mutuelle.
Le laser MonaLisa Touch est-il sans risque ?
Les grandes séries publiées rapportent surtout des effets secondaires légers et transitoires (rougeur, œdème, pertes vaginales, inconfort).(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) Néanmoins, la FDA et plusieurs sociétés savantes ont signalé des cas de brûlures, de cicatrices, de sténose vaginale et de douleurs chroniques après des procédures de « rajeunissement vaginal » utilisant des dispositifs à énergie, parfois en dehors d’indications médicales claires.(amp.cnn.com) Le laser MonaLisa Touch ne doit donc pas être présenté comme « sans risque », mais comme une option à considérer après information complète, dans un cadre médical strict et avec un suivi régulier.
Laser MonaLisa Touch ou œstrogènes locaux : comment choisir ?
Les œstrogènes vaginaux à faible dose restent aujourd’hui le traitement de référence de l’atrophie vulvo-vaginale, lorsqu’ils ne sont pas contre-indiqués (par exemple dans certains cancers hormono-dépendants).(em-consulte.com) Ils sont efficaces dans environ 80 % des cas selon les études et bénéficient d’un recul de plusieurs décennies. Le laser MonaLisa Touch est une option non hormonale intéressante pour certaines patientes, notamment celles qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas utiliser d’hormones, mais avec un niveau de preuve encore limité et un coût élevé. Le choix doit être discuté individuellement avec un gynécologue, en tenant compte du contexte médical global, des attentes et des contraintes de chaque femme.
Et maintenant : comment en parler avec votre gynécologue ?
Si vous souffrez de sécheresse vaginale, de douleurs lors des rapports ou de troubles urinaires depuis la ménopause, l’essentiel est d’en parler sans tabou avec un professionnel de santé. Le laser MonaLisa Touch n’est ni une solution miracle, ni un traitement anodin : c’est une option parmi d’autres, à envisager au terme d’un bilan complet et après informations claires sur ses bénéfices potentiels, ses limites et ses risques.
Le Dr Olivier Kadoch, chirurgien gynécologue à Paris, propose une prise en charge globale de la santé de la femme, de la gynécologie médicale à la chirurgie mini-invasive et à la cancérologie, dans un cadre attentif et personnalisé. Pour en savoir plus sur son approche et organiser une consultation, vous pouvez visiter son site : Dr Olivier Kadoch – chirurgien gynécologue à Paris.(docteurkadoch.com)


