Atrophie vaginale après la ménopause : que peut réellement apporter le laser MonaLisa Touch ?

Comprendre l’atrophie vaginale après la ménopause

L’atrophie vaginale après la ménopause n’est pas une fatalité.

Ce qu’on appelait autrefois « atrophie » ou « vaginite atrophique » est désormais regroupé sous le terme syndrome génito‑urinaire de la ménopause (SGUM ou GSM). Il s’agit d’un ensemble de symptômes vulvo‑vaginaux et urinaires liés à la chute durable des œstrogènes : sécheresse, brûlures, démangeaisons, douleurs pendant les rapports, envies fréquentes d’uriner, infections urinaires à répétition, etc.(mayoclinic.org)

Des symptômes très fréquents, mais souvent tus

Les études épidémiologiques montrent que les symptômes du SGUM concernent une femme ménopausée sur deux au minimum, avec des estimations allant d’environ 13 % à plus de 80 % selon l’âge et les critères utilisés.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) Pourtant, beaucoup de patientes n’en parlent pas spontanément à leur médecin, par gêne ou parce qu’elles pensent que « c’est normal à cet âge ».

Conséquences fréquentes :

  • Rapports sexuels douloureux (dyspareunie), voire impossibles
  • Irritations et brûlures au quotidien, parfois simplement en marchant ou en s’asseyant
  • Envies pressantes, fuites urinaires, infections urinaires récidivantes
  • Retentissement majeur sur la vie de couple, l’estime de soi et le sommeil

Pourquoi ces symptômes ne disparaissent pas spontanément

Contrairement aux bouffées de chaleur, les signes du SGUM ont tendance à persister, voire à s’aggraver avec le temps.(journals.lww.com) La muqueuse vaginale s’affine, se fragilise, le pH devient plus alcalin, la flore protectrice se modifie : sans traitement, ces modifications anatomiques et biologiques ne régressent pas d’elles‑mêmes.

D’où l’intérêt de proposer des solutions ciblées, médicamenteuses ou non, parmi lesquelles s’inscrit le laser vaginal MonaLisa Touch.

MonaLisa Touch : de quoi parle‑t‑on exactement ?

Principe du laser CO2 fractionné vaginal

MonaLisa Touch est un dispositif de laser CO2 fractionné micro‑ablatif, conçu pour traiter les symptômes de l’atrophie vaginale. Le laser délivre, via une sonde introduite dans le vagin, de multiples micro‑impacts contrôlés dans la muqueuse. Cette « micro‑stimulation » thermique vise à :

  • relancer la production locale de collagène et d’élastine,
  • augmenter la vascularisation,
  • épaissir et réhydrater progressivement l’épithélium vaginal.

Sur le papier, l’objectif est donc de restaurer une muqueuse plus souple, plus épaisse et mieux lubrifiée, sans recourir directement à des hormones.(my.clevelandclinic.org)

Comment se déroule une séance type ?

Dans la pratique, une séance de laser MonaLisa Touch :

  • se fait au cabinet ou en clinique, en consultation externe,
  • ne nécessite généralement ni anesthésie générale ni hospitalisation,
  • dure en moyenne 5 à 10 minutes, le temps d’effectuer plusieurs passages de la sonde,
  • provoque surtout une gêne ou une sensation de chaleur plutôt qu’une vraie douleur ; une crème ou un gel anesthésiant local peuvent être proposés au besoin.(my.clevelandclinic.org)

Un protocole classique prévoit environ 3 séances espacées de 4 à 6 semaines, puis éventuellement des séances d’entretien (tous les 12 à 18 mois selon les séries publiées).(my.clevelandclinic.org)

Les suites habituelles sont simples : irritation passagère, sensations de brûlure légère ou pertes rosées pendant 24 à 48 heures. Les rapports sexuels sont en général déconseillés pendant quelques jours après la séance.(my.clevelandclinic.org)

Dans quelles situations ce laser est‑il discuté ?

Le laser vaginal est principalement proposé pour :

  • la sécheresse vaginale persistante,
  • les douleurs pendant les rapports liées à l’atrophie,
  • certains troubles urinaires modérés associés au SGUM (brûlures, urgenturie, fuites mineures).(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)

Il est parfois mis en avant auprès de femmes qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas recevoir d’œstrogènes locaux (antécédent de cancer du sein ou gynécologique par exemple). Dans ces situations, la discussion doit être particulièrement nuancée, car d’autres options non œstrogéniques existent et les données sur le laser restent encore limitées.

Que disent les études cliniques sur MonaLisa Touch et les lasers vaginaux ?

Les bénéfices observés dans les essais cliniques

Plusieurs études, dont des essais randomisés, ont évalué les lasers CO2 vaginaux (dont MonaLisa Touch fait partie) chez des femmes ménopausées présentant un SGUM.

  • Une méta‑analyse de 2021 portant sur 3 essais randomisés (164 femmes) a montré une diminution significative des scores de sécheresse et une amélioration de la fonction sexuelle (indice FSFI) et des symptômes urinaires (UDI‑6) par rapport au laser « simulé ».(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
  • Une synthèse plus récente (2024) regroupant 12 essais randomisés (environ 5 000 patientes) rapporte une amélioration de l’indice de santé vaginale (VHI), ainsi qu’une baisse moyenne de la dyspareunie, de la sécheresse et des brûlures chez les patientes traitées par CO2 laser.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)

À court terme (quelques mois), beaucoup de femmes rapportent donc :

  • une lubrification accrue,
  • des rapports moins douloureux,
  • et une satisfaction globale élevée vis‑à‑vis du traitement.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)

Les limites : effet placebo, petits effectifs et recul insuffisant

Les études positives doivent être mises en balance avec d’autres essais de haute qualité qui ne retrouvent pas de supériorité claire du laser par rapport à un traitement simulé. Ainsi :

  • Un essai randomisé en double aveugle publié dans JAMA a montré une amélioration des symptômes dans les deux groupes (laser et « sham »), sans différence significative sur la sévérité globale des symptômes ni sur la qualité de vie à 12 mois.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
  • Un autre essai contrôlé (Belgique, 2022) n’a pas mis en évidence de différence significative sur le symptôme le plus gênant à 12 semaines entre laser et simulacre, malgré une amélioration dans les deux groupes.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)

Les grandes synthèses récentes soulignent plusieurs points de vigilance :

  • effectifs souvent modestes,
  • follow‑up généralement limité à 6–12 mois,
  • hétérogénéité importante des protocoles (type de laser, réglages, nombre de séances),
  • qualité globale des preuves jugée « faible » à « très faible » dans plusieurs revues systématiques.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)

En résumé, il existe un signal d’efficacité du laser CO2 sur certains paramètres (sécheresse, VHI, fonction sexuelle), mais les données actuelles ne permettent pas encore de conclure de façon robuste, en particulier sur le long terme.

Ce que disent les agences et les sociétés savantes

Les autorités sanitaires ont adopté une position prudente :

  • En 2018, la FDA américaine a publié un avertissement rappelant qu’aucun dispositif à énergie (laser, radiofréquence) n’est à ce jour autorisé spécifiquement pour traiter les symptômes de la ménopause, l’incontinence urinaire ou les troubles sexuels, et signalant des cas de brûlures, cicatrices, douleurs chroniques après ces procédures.(medsafe.govt.nz)
  • Des sociétés savantes (par ex. Société des obstétriciens et gynécologues du Canada) estiment que la technologie du laser vaginal est « prometteuse », mais soulignent l’insuffisance de données sur l’efficacité et la sécurité à long terme, recommandant de la réserver idéalement à des protocoles d’étude.(sciencedirect.com)
  • En 2025, les recommandations conjointes AUA/SUFU/AUGS sur le SGUM précisent que les preuves disponibles ne soutiennent pas l’usage routinier du laser CO2, Er:YAG ou de la radiofréquence pour traiter sécheresse, dyspareunie ou troubles urinaires, et considèrent ces techniques comme expérimentales, envisageables seulement chez des patientes ne pouvant recevoir les traitements approuvés, dans le cadre d’une décision partagée.(auanet.org)

Ces prises de position ne condamnent pas définitivement la technique, mais rappellent qu’elle ne doit pas être présentée comme une solution miracle ni comme substitut systématique aux traitements de référence.

Concrètement, que peut apporter le MonaLisa Touch après la ménopause ?

Ce que l’on peut raisonnablement en attendre

Au vu des données actuelles, un traitement par laser MonaLisa Touch peut, chez certaines patientes bien sélectionnées :

  • Réduire la sensation de sécheresse vaginale au repos et lors des rapports,
  • Améliorer la lubrification pendant l’activité sexuelle,
  • Diminuer les douleurs superficielle et profonde pendant la pénétration chez une partie des femmes,
  • Améliorer certains symptômes urinaires associés (brûlures, urgenturie) dans quelques études,
  • Renforcer l’indice de santé vaginale (épaisseur, élasticité, humidification de la muqueuse).(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)

Il s’agit donc d’un traitement symptomatique local, potentiellement intéressant surtout lorsque les options standard (lubrifiants, hydratants, œstrogènes vaginaux, DHEA, ospémifène) sont inefficaces, mal tolérées ou contre‑indiquées.

Ce que le laser ne fait pas

À l’inverse, il est important de savoir ce que le laser MonaLisa Touch ne permet pas :

  • Il ne traite pas un prolapsus (descente d’organe) ni un véritable relâchement vaginal anatomique.
  • Il n’a pas démontré d’efficacité sur l’incontinence urinaire d’effort modérée à sévère.
  • Il ne remplace pas automatiquement un traitement hormonal local lorsque celui‑ci est possible et bien toléré, qui reste une option à l’efficacité éprouvée.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
  • Il n’agit pas directement sur la libido, l’orgasme ou le désir, même si l’amélioration de la douleur peut indirectement favoriser une meilleure sexualité.
  • Il ne « rajeunit » pas globalement l’appareil génital et ne constitue en rien un traitement de prévention du cancer ou du vieillissement.

Enfin, les résultats ne sont généralement ni immédiats ni définitifs : un effet progressif sur plusieurs semaines est habituel, avec un possible besoin de séances d’entretien.

Dans quels cas la discussion autour du laser est‑elle pertinente ?

La place du laser MonaLisa Touch se conçoit surtout dans une approche personnalisée :

  • SGUM modéré à sévère, retentissant fortement sur la qualité de vie,
  • échec ou intolérance des traitements locaux non hormonaux (lubrifiants, hydratants) bien conduits,
  • contre‑indication réelle ou réticence persistante vis‑à‑vis des œstrogènes vaginaux, après information claire sur leur profil de sécurité.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)

Chez une patiente ayant un antécédent de cancer hormono‑dépendant, la décision se fait au cas par cas, en lien avec l’oncologue. Les recommandations récentes indiquent que les œstrogènes vaginaux à faible dose peuvent parfois être envisagés avec prudence, ce qui doit aussi être mis en balance avec des options non hormonales comme le laser, encore considéré expérimental.(auanet.org)

Comparer laser MonaLisa Touch et autres options

Option thérapeutique Effet sur la sécheresse / dyspareunie Niveau de preuve / recul Statut réglementaire et recommandations
Hydratants et lubrifiants vaginaux Amélioration des symptômes légers à modérés, surtout pendant les rapports Nombreuses études, usage très répandu Traitement de première intention dans la plupart des recommandations.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
Œstrogènes vaginaux (crème, ovules, anneau) Amélioration nette et durable de la sécheresse, de la dyspareunie et parfois des symptômes urinaires Preuves solides, recul sur plusieurs décennies Traitement de référence du SGUM dans les sociétés savantes internationales, avec surveillance adaptée.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
DHEA vaginale, ospémifène Amélioration de la dyspareunie et de la fonction sexuelle chez certaines patientes Essais contrôlés, recul intermédiaire Autorisé dans plusieurs pays pour le SGUM ; à discuter au cas par cas.(sciencedirect.com)
Laser vaginal CO2 (MonaLisa Touch, etc.) Amélioration possible de la sécheresse, de la dyspareunie et du VHI chez certaines femmes Données en croissance mais hétérogènes, suivi souvent < 12–18 mois Considéré comme expérimental dans les recommandations récentes ; non approuvé spécifiquement par la FDA pour le SGUM.(medsafe.govt.nz)

Les risques et limites pratiques du MonaLisa Touch

Effets indésirables connus

Dans les essais cliniques et les séries publiées, les effets secondaires sont le plus souvent modérés et transitoires :

  • brûlures ou irritations locales quelques heures à quelques jours,
  • petits saignements vaginaux,
  • légères pertes brunâtres,
  • inconfort lors de la miction.(my.clevelandclinic.org)

Des rapports de cas et les alertes des agences (FDA, Medsafe) mentionnent toutefois des complications plus sévères possibles, bien que rares : brûlures profondes, cicatrices, douleurs pelviennes persistantes, dyspareunie aggravée.(medsafe.govt.nz) D’où l’importance d’un paramétrage prudent, d’une sélection rigoureuse des patientes et d’une information claire sur ces risques.

Durée d’action et nécessité de séances d’entretien

Les données disponibles suggèrent que l’amélioration symptomatique peut durer plusieurs mois, mais qu’elle a tendance à décliner avec le temps, imposant des séances d’entretien (tous les 12–18 mois dans plusieurs séries).(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) Là encore, le manque de suivi au‑delà de 2 ans limite la capacité à prédire un bénéfice durable.

Coût et prise en charge

Le laser MonaLisa Touch n’est généralement pas pris en charge par les régimes d’assurance maladie et reste donc à la charge de la patiente. Selon les données internationales disponibles, le coût peut se situer dans une fourchette de plusieurs centaines de dollars/euros par séance, avec plusieurs séances nécessaires initialement, puis des rappels.(my.clevelandclinic.org) Il est indispensable d’en discuter clairement avant d’envisager ce traitement.

Les alternatives validées pour l’atrophie vaginale

Mesures locales non hormonales

Avant d’envisager un laser vaginal, on propose en général :

  • des hydratants vaginaux réguliers, qui restaurent la souplesse de la muqueuse,
  • des lubrifiants lors des rapports pour diminuer les frottements et la douleur,
  • une adaptation des pratiques sexuelles, en prenant plus de temps pour les préliminaires,
  • éventuellement une prise en charge sexologique et une rééducation périnéale.

Les hydratants et lubrifiants sont les options les plus utilisées dans les études (24 % à 85,5 % des femmes concernées), souvent en première étape avant un traitement médicamenteux.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)

Traitements locaux hormonaux et non hormonaux

Les recommandations internationales s’appuient sur un niveau de preuve élevé pour plusieurs options :

  • Œstrogènes vaginaux à faible dose (crèmes, comprimés, anneau) : ils améliorent durablement sécheresse, dyspareunie et parfois symptômes urinaires, avec un passage systémique très faible.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
  • DHEA vaginale (prastérone) : agit localement comme précurseur hormonal pour épaissir la muqueuse et réduire la douleur pendant les rapports.(sciencedirect.com)
  • Ospémifène (modulateur sélectif des récepteurs aux œstrogènes, par voie orale) : améliore la dyspareunie chez certaines femmes, avec un profil de tolérance spécifique.(mcpress.mayoclinic.org)

Une vaste revue systématique publiée en 2024 conclut que ces traitements (œstrogènes vaginaux, DHEA, ospémifène, hydratants) montrent une efficacité pour au moins une partie des symptômes du SGUM, alors que l’efficacité des thérapies par énergie (laser, radiofréquence) n’est pas démontrée de façon convaincante à ce jour.(ncbi.nlm.nih.gov)

Comment choisir la meilleure stratégie avec son gynécologue ?

Le choix d’un traitement pour l’atrophie vaginale doit tenir compte :

  • de l’intensité des symptômes et de leur impact sur la vie quotidienne,
  • de votre histoire personnelle (cancer du sein ou gynécologique, maladies cardiovasculaires, risques thromboemboliques),
  • de vos attentes (priorité donnée à la sexualité, à la continence, à la simplicité du traitement, etc.),
  • de la balance bénéfice‑risque et du coût de chaque option.

Un spécialiste de la santé de la femme, comme le Dr Olivier Kadoch, chirurgien gynécologue à Paris, peut vous aider à établir un parcours de soins progressif : d’abord les mesures simples et validées, puis éventuellement la discussion autour de solutions plus innovantes comme le laser lorsque cela se justifie.

Questions fréquentes sur l’atrophie vaginale et MonaLisa Touch

Le laser MonaLisa Touch est‑il plus efficace que les œstrogènes vaginaux ?

Les données disponibles ne permettent pas de dire que le laser est supérieur aux œstrogènes vaginaux. Certaines analyses montrent des améliorations comparables sur l’indice de santé vaginale ou sur la fonction sexuelle, mais avec une qualité de preuve faible et un suivi court.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) À l’inverse, les œstrogènes locaux disposent d’un recul de plusieurs décennies, avec une efficacité et une sécurité mieux documentées. C’est pourquoi les sociétés savantes les considèrent toujours comme traitement de référence, et le laser plutôt comme option de seconde intention, encore expérimentale.

MonaLisa Touch peut‑il convenir si j’ai eu un cancer du sein ?

De nombreuses femmes ayant un antécédent de cancer du sein redoutent les traitements hormonaux, même locaux. Des essais ont étudié le laser CO2 chez des femmes avec cancer du sein ou gynécologique, montrant parfois une amélioration de la sécheresse et de la qualité de vie, mais sans preuve solide de supériorité par rapport à un traitement simulé, ni recul suffisant sur la sécurité à long terme.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) Les recommandations récentes ouvrent la porte, dans certains cas, à l’utilisation d’œstrogènes vaginaux à faible dose après discussion oncologique. Le choix entre ces options doit donc se faire en concertation étroite avec votre oncologue et votre gynécologue.

Combien de temps durent les effets d’un traitement par MonaLisa Touch ?

Les études montrent généralement une amélioration notable dans les mois qui suivent les 2 à 3 premières séances. Dans plusieurs séries, cet effet s’atténue progressivement au bout d’un an environ, ce qui a conduit à proposer des séances d’entretien tous les 12 à 18 mois.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) Cependant, nous manquons encore de données solides au‑delà de 2 ans. Il est donc difficile de prédire, à l’échelle individuelle, la durée exacte du bénéfice et la fréquence idéale des rappels. Cet élément doit être intégré à la réflexion, notamment en raison du coût de la procédure.

Le laser vaginal est‑il dangereux ?

Dans les essais contrôlés, la plupart des effets indésirables rapportés sont modérés et transitoires (brûlures légères, saignements minimes, inconfort).(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) Toutefois, la FDA et d’autres agences ont reçu des signalements de complications plus sérieuses (brûlures profondes, cicatrices, dyspareunie persistante), qui restent rares mais réelles.(medsafe.govt.nz) Comme pour toute procédure médicale, la sécurité dépend aussi de l’indication, du réglage du matériel et de l’expérience de l’opérateur. D’où l’importance de consulter un spécialiste formé, de vérifier les informations fournies et de signer un consentement éclairé.

Comment savoir si MonaLisa Touch est une bonne option pour moi ?

La première étape consiste à faire le point précisément sur vos symptômes et sur les traitements déjà essayés. Votre gynécologue évaluera votre historique médical, vos facteurs de risque, vos priorités (douleur, sexualité, urinaires, etc.) et vous présentera de façon transparente les différentes options : mesures locales, traitements médicamenteux, et éventuellement laser. Le MonaLisa Touch peut être envisagé si le SGUM reste très gênant malgré une prise en charge bien conduite, et si vous acceptez le caractère encore expérimental de cette technique, ses limites et son coût. Une décision partagée, après un temps de réflexion, est essentielle.

Et maintenant, comment avancer ?

Si vous souffrez de sécheresse vaginale, de douleurs pendant les rapports ou de troubles urinaires depuis la ménopause, vous n’êtes pas obligée de vivre avec. La première étape est d’en parler à un professionnel habitué à accompagner les femmes à chaque âge de leur vie.

Au cabinet du Dr Olivier Kadoch, chirurgien gynécologue à Paris, la prise en charge de ces symptômes s’inscrit dans une approche globale : écoute, évaluation précise, explication des différentes options (non hormonales, hormonales locales, techniques innovantes comme le laser lorsqu’elles sont indiquées), puis choix conjoint du traitement le plus adapté à votre situation.

Si vous vous posez des questions sur l’atrophie vaginale après la ménopause ou sur la place du laser MonaLisa Touch dans votre cas, n’hésitez pas à prendre rendez‑vous pour une consultation personnalisée. Un bilan complet permettra de clarifier les causes de vos symptômes et d’élaborer, avec vous, un plan de traitement progressif et réaliste, centré sur votre confort et votre qualité de vie.