La sécheresse vaginale n’est pas une fatalité. Parmi les options non hormonales qui émergent, le laser vaginal MonaLisa Touch suscite beaucoup d’intérêt… et de questions.
Dans cet article, nous faisons le point de manière claire et nuancée sur ce traitement au laser CO₂ fractionné : principe, bénéfices possibles, limites, effets secondaires, cadre scientifique et place réelle dans la prise en charge de la sécheresse vaginale. L’objectif : vous aider à comprendre quand et comment ce type de traitement peut – ou non – avoir du sens, et comment en parler avec votre gynécologue.
Comprendre la sécheresse vaginale et le syndrome génito-urinaire de la ménopause
Une réalité très fréquente… mais souvent passée sous silence
La sécheresse vaginale fait partie du syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGUM), également appelé autrefois atrophie vulvo-vaginale. Il regroupe la sécheresse, les brûlures, les démangeaisons, les douleurs pendant les rapports, mais aussi des symptômes urinaires (envies fréquentes, brûlures urinaires, infections).(jeanhailes.org.au)
Les études montrent que des symptômes vulvo-vaginaux sont présents chez 40 à 50 % des femmes ménopausées, parfois davantage selon les populations étudiées.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) Ces troubles ont un impact majeur sur la qualité de vie, la sexualité et l’estime de soi, mais restent souvent tabous.
Pourquoi la sécheresse vaginale apparaît-elle ?
La cause principale est la carence en œstrogènes, qui entraîne :
- un amincissement de la muqueuse vaginale ;
- une baisse de la lubrification naturelle ;
- une diminution de l’élasticité et de la vascularisation ;
- une modification du pH et de la flore vaginale.
Cette carence peut être liée :
- à la ménopause naturelle ;
- à une ménopause induite (chirurgie des ovaires, chimiothérapie, radiothérapie pelvienne) ;
- aux traitements anti-hormonaux de certains cancers du sein ou gynécologiques (tamoxifène, inhibiteurs de l’aromatase, etc.) ;(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
- plus rarement, au post-partum et à l’allaitement prolongé.
La conséquence : une muqueuse plus fragile, moins hydratée, plus douloureuse lors des rapports, avec parfois des microfissures, des saignements, des cystites à répétition et un retentissement important sur la vie intime.
Les traitements classiques de la sécheresse vaginale
Première ligne : mesures locales non hormonales
Pour des symptômes légers à modérés, les recommandations internationales privilégient en première intention des solutions locales non hormonales 🙁pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
- Hydratants vaginaux (gels, ovules, crèmes) utilisés régulièrement, même en dehors des rapports ;
- Lubrifiants au moment des rapports (à base d’eau ou de silicone, adaptés au préservatif) ;
- adaptation de certains facteurs de mode de vie (arrêt du tabac, activité physique, prise en charge du stress) ;
- rééducation périnéale ou sexothérapie si la douleur a conduit à une appréhension ou un évitement des rapports.
Ces approches sont simples, accessibles et sans risque majeur, mais ne suffisent pas toujours, en particulier lorsque la carence œstrogénique est importante.
Traitements hormonaux locaux : la référence pour beaucoup de femmes
Pour des symptômes modérés à sévères, les sociétés savantes comme la North American Menopause Society (NAMS) recommandent les œstrogènes locaux à faible dose (ovules, crèmes, anneaux vaginaux) comme traitement de référence.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) Ils améliorent la trophicité de la muqueuse, la lubrification et réduisent durablement les symptômes.
D’autres options hormonales existent :
- La DHEA vaginale (déhydroépiandrostérone) ;
- l’ospémifène, un modulateur sélectif des récepteurs aux œstrogènes, pris par voie orale.
Chez les femmes ayant eu un cancer du sein hormono-dépendant, l’utilisation d’hormones locales reste débattue et doit se faire au cas par cas, en concertation avec l’oncologue et en privilégiant d’abord les options non hormonales.(acog.org) C’est précisément dans ce contexte que les femmes se tournent parfois vers des solutions non hormonales innovantes, comme le laser vaginal.
MonaLisa Touch : qu’est-ce que ce laser vaginal ?
Principe du laser CO₂ fractionné
MonaLisa Touch est un nom commercial de laser CO₂ fractionné micro-ablatif utilisé par voie vaginale. Le principe :
- le laser délivre de micro-impacts thermiques dans la muqueuse vaginale ;
- ces micro-lésions contrôlées stimulent un processus de réparation tissulaire : production de collagène, néo-vascularisation, épaississement de l’épithélium ;(em-consulte.com)
- l’objectif est de restaurer une muqueuse plus souple, épaisse et hydratée, donc moins douloureuse et mieux lubrifiée.
Ce type de laser est déjà utilisé depuis longtemps en dermatologie et en gynécologie (vulve, col utérin) pour traiter certaines lésions. Son utilisation pour la sécheresse vaginale est plus récente.
Comment se déroule une séance de MonaLisa Touch ?
Les protocoles peuvent varier d’un centre à l’autre, mais en pratique :
- la séance se déroule au cabinet ou en clinique, en ambulatoire ;
- une sonde fine est introduite dans le vagin ; le praticien délivre des impacts de laser sur toute la circonférence du canal vaginal, en retirant progressivement la sonde ;
- la durée est en général de 5 à 10 minutes pour la partie intravaginale ;
- le plus souvent, aucune anesthésie n’est nécessaire (sensation de chaleur ou de picotements, variable selon les patientes) ;
- un protocole courant comporte 3 séances à 4–6 semaines d’intervalle, parfois complétées par une 4ᵉ ou 5ᵉ séance selon la sévérité des symptômes.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
Une activité normale peut généralement être reprise rapidement, avec toutefois des recommandations d’abstinence sexuelle, de bain et de tampons pendant quelques jours.
Pour quelles patientes ce traitement est-il envisagé ?
Le laser vaginal type MonaLisa Touch est proposé dans certains centres à des femmes présentant :
- un syndrome génito-urinaire de la ménopause (sécheresse, brûlures, dyspareunies) persistant malgré les traitements standards ;
- ou des contre-indications ou réticences aux traitements hormonaux, en particulier après certains cancers du sein ou gynécologiques.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
Il est important de souligner que, sur le plan réglementaire, les lasers CO₂ sont en général autorisés pour d’autres indications gynécologiques (traitement de lésions du col, de condylomes, etc.), mais pas spécifiquement “approuvés” pour traiter la sécheresse vaginale ou la ménopause par des agences comme la FDA américaine.(prnewswire.com) L’utilisation dans le SGUM repose donc sur des données cliniques en cours d’accumulation, et sur l’appréciation du médecin.
Efficacité du MonaLisa Touch : ce que montrent les études
Des résultats encourageants sur certains paramètres
Plusieurs études, d’abord ouvertes puis randomisées, ont évalué le laser CO₂ vaginal dans le traitement du SGUM. Globalement, elles montrent :
- une amélioration du Vaginal Health Index (indice composite évaluant élasticité, humidité, pH, etc.) ;(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
- une réduction des scores de sécheresse, brûlures et douleurs sur des échelles visuelles analogiques ;(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
- un impact positif sur la fonction sexuelle dans certaines études (scores du Female Sexual Function Index).(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
Une méta-analyse récente de essais randomisés contrôlés conclut que le laser CO₂ :
- augmente significativement le Vaginal Health Index ;
- diminue la dyspareunie, la sécheresse et les brûlures par rapport à un laser “sham” (factice) ;
- sans signal d’effets indésirables graves à court terme, même si le niveau de preuve reste jugé faible.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
Mais des limites majeures à connaître
Plusieurs points appellent à la prudence :
- de nombreux travaux sont de petite taille, avec des suivis souvent limités à 6–12 mois ;(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
- les protocoles de traitement et les appareils diffèrent, ce qui rend les comparaisons difficiles ;
- les données de sécurité à long terme (plusieurs années) manquent encore.
Des études plus récentes, menées chez des femmes particulièrement vulnérables comme les survivantes de cancer du sein sous inhibiteurs de l’aromatase, ont apporté des résultats plus nuancés :
- dans certains essais randomisés, le laser n’a pas fait mieux qu’un traitement factice sur la douleur lors des rapports et la sécheresse sexuelle, même s’il améliorait certains critères secondaires comme l’hydratation ou l’index de santé vaginale ;(jamanetwork.com)
- l’augmentation du nombre de séances semble améliorer encore les scores, mais sans bénéfice toujours jugé cliniquement suffisant.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
La NAMS (North American Menopause Society) rappelle d’ailleurs, dans sa prise de position de 2020, que les données sont encore insuffisantes pour recommander les lasers vaginaux en routine, par manque d’essais contrôlés de haute qualité et de suivi à long terme.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
MonaLisa Touch vs œstrogènes vaginaux : que disent les comparaisons ?
Plusieurs méta-analyses ont comparé le laser CO₂ aux œstrogènes locaux :
- globalement, le laser et les œstrogènes semblent offrir une efficacité comparable sur le Vaginal Health Index, la douleur et la fonction sexuelle globale ;(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
- dans certaines analyses, le laser montre un avantage spécifique sur la sous-échelle “lubrification” du FSFI, mais sans différence majeure sur les autres dimensions.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
Ces résultats suggèrent que le laser pourrait constituer une alternative chez les femmes qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas utiliser d’hormones, mais pas nécessairement un traitement supérieur.
Comparaison des principales options de traitement de la sécheresse vaginale
| Traitement | Type | Avantages | Limites | Profils concernés |
|---|---|---|---|---|
| Hydratants & lubrifiants vaginaux | Non hormonal, local | Faciles d’emploi, en vente libre, très bien tolérés, première intention pour symptômes légers.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) | Effet symptomatique, nécessite des applications régulières, parfois insuffisant seul. | Toutes femmes, y compris après cancer hormono-dépendant. |
| Œstrogènes vaginaux (crèmes, ovules, anneaux) | Hormonothérapie locale | Traitement de référence pour SGUM modéré à sévère, forte amélioration des symptômes et de la trophicité.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) | Usage discuté après cancer du sein hormono‑dépendant ; nécessite une prescription. | Majorité des femmes ménopausées sans contre-indication aux œstrogènes. |
| DHEA vaginale, ospémifène | Hormonothérapie (locale ou systémique) | Alternatives lorsque les œstrogènes ne conviennent pas, efficacité démontrée dans le SGUM.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) | Coût, disponibilité, données de sécurité à long terme plus limitées. | Femmes avec symptômes modérés à sévères, après avis spécialisé. |
| Laser CO₂ type MonaLisa Touch | Énergie-based, non hormonal | Option non hormonale, amélioration de la sécheresse et de la dyspareunie dans plusieurs essais ; séances peu invasives.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) | Données encore limitées, absence de recul à long terme, coût élevé, non remboursé en routine. | Femmes très gênées malgré prise en charge optimale, en particulier si les traitements hormonaux ne sont pas souhaités ou contre-indiqués. |
Sécurité, effets secondaires et mises en garde
Effets indésirables possibles du laser vaginal
Dans les essais cliniques récents, le laser CO₂ vaginal est globalement bien toléré à court terme. Les effets secondaires décrits incluent 🙁jamanetwork.com)
- douleurs ou sensations de brûlure transitoires ;
- légers saignements ou pertes séreuses pendant quelques jours ;
- infections urinaires dans une minorité de cas ;
- rares cas de douleurs pelviennes prolongées rapportées dans la littérature et les bases de pharmacovigilance.(prnewswire.com)
Comme pour tout dispositif d’énergie, des complications plus graves (brûlures, cicatrices, dyspareunie persistante) ont été décrites, même si elles restent peu fréquentes.
Alertes des autorités sanitaires (FDA, TGA, etc.)
En 2018, la Food and Drug Administration (FDA) américaine a publié une communication de sécurité mettant en garde contre l’utilisation de lasers et autres dispositifs à énergie pour des procédures dites de “vaginal rejuvenation”, en soulignant 🙁prnewswire.com)
- l’absence d’évaluation suffisante de la sécurité et de l’efficacité pour traiter la ménopause, la sécheresse vaginale ou les troubles sexuels ;
- la survenue de cas de brûlures, cicatrices, douleurs chroniques et dyspareunie ;
- le risque de marketing trompeur auprès de femmes en quête d’alternatives aux traitements hormonaux.
Plus récemment, l’agence australienne TGA a mené un vaste réexamen des dispositifs énergétiques utilisés pour le “vaginal rejuvenation” et a conclu à une insuffisance de preuves pour leur usage thérapeutique et leur sécurité à long terme, aboutissant à la suppression de ces indications de son registre national.(tga.gov.au)
Les sociétés savantes, dont la NAMS, insistent sur le fait que, en 2026, le recul reste limité et qu’il est prématuré de considérer le laser vaginal comme un traitement standard du SGUM.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
Contre-indications et précautions
De manière générale, un laser vaginal ne doit pas être réalisé en cas de :
- grossesse ou désir de grossesse immédiat ;
- infection vaginale ou cervico-vaginale non traitée ;
- lésion suspecte du col, du vagin ou de la vulve non explorée ;
- prolapsus génital important ou anomalies anatomiques majeures ;
- maladie générale sévère non stabilisée.
Un examen gynécologique complet et, si besoin, un frottis et une colposcopie sont indispensables avant d’envisager ce type de traitement.
Concrètement, comment se déroule un traitement MonaLisa Touch ?
La consultation préalable : étape clé
Avant toute décision, le gynécologue :
- fait le point sur vos symptômes (sécheresse, brûlures, douleurs, symptômes urinaires), leur retentissement et l’historique des traitements déjà essayés ;
- revoit vos antécédents (ménopause naturelle ou induite, cancers hormonodépendants, traitements en cours) ;
- réalise un examen clinique (vagin, vulve, col, plancher pelvien) à la recherche d’autres causes (lichen, infections, dermatose vulvaire…) ;
- peut proposer des échelles de symptômes (échelle de sécheresse, douleur, questionnaires de qualité de vie) pour objectiver la situation.
C’est également le moment de faire un tour d’horizon des options (lubrifiants, hydratants, œstrogènes locaux, DHEA, ospémifène, physiothérapie pelvienne, laser, etc.) et de discuter des bénéfices attendus, des contraintes et des incertitudes pour chacune.
Les séances de laser et le suivi
Si un traitement par laser vaginal est retenu dans un centre spécialisé :
- les séances sont généralement espacées de 4 à 6 semaines, pour un total de 3, parfois 4 ou 5 séances selon la réponse clinique ;(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
- il est conseillé d’éviter les rapports sexuels, les tampons et les bains (piscine, baignoire) pendant quelques jours ;
- un suivi à moyen terme permet d’évaluer la durabilité des résultats, souvent décrite comme 9 à 18 mois dans les séries publiées, mais avec un manque de données au-delà ;(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
- certaines équipes proposent ensuite une séance annuelle d’entretien, approche qui reste à valider scientifiquement.
En parallèle, des mesures simples (lubrifiants, physiothérapie, soutien psychosexuel) restent pertinentes pour optimiser le confort et la qualité de vie.
Quelle place pour MonaLisa Touch dans la prise en charge de la sécheresse vaginale ?
Une option non hormonale, mais qui ne remplace pas les approches de base
Le laser vaginal type MonaLisa Touch présente un intérêt évident : il n’implique pas d’hormones, ce qui peut rassurer certaines femmes ou être pertinent chez celles pour qui les hormones sont contre-indiquées.
Pour autant :
- il ne doit pas faire oublier les options simples et éprouvées (lubrifiants, hydratants, œstrogènes locaux lorsqu’ils sont possibles) ;
- les données de long terme manquent encore, notamment sur la sécurité et la nécessité de répétition des séances ;(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
- le coût cumulé de plusieurs séances et de l’entretien annuel n’est pas négligeable, d’autant que ce traitement n’est généralement pas remboursé par l’Assurance Maladie et reste en grande partie à la charge de la patiente.(lazeomedical.fr)
Dans l’état actuel des connaissances, beaucoup d’experts considèrent le laser vaginal comme une option de deuxième ou troisième intention, à discuter au cas par cas chez des patientes très gênées malgré une prise en charge classique bien conduite.
Décider ensemble : l’importance d’une information équilibrée
Avant de se lancer, il est important :
- de vérifier que la sécheresse vaginale est bien liée au SGUM et non à une autre cause ;
- d’avoir essayé et optimisé les traitements de première ligne ;
- de comprendre que les résultats ne sont pas garantis, que la technique n’est pas dénuée de risques et qu’elle s’inscrit dans un cadre encore en évolution scientifique ;(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
- de choisir, si elle est retenue, un centre expérimenté, capable d’assurer un suivi dans la durée.
L’accompagnement par le Dr Olivier Kadoch
Chirurgien gynécologue depuis plus de 25 ans, le Dr Olivier Kadoch accompagne les femmes à chaque étape de leur vie, de la contraception à la ménopause, en passant par la grossesse et la chirurgie gynécologique et cancérologique. Son approche associe exigence scientifique, maîtrise des techniques modernes et écoute attentive des préoccupations intimes.
Face à des symptômes comme la sécheresse vaginale ou les douleurs pendant les rapports, son rôle est de :
- poser un diagnostic précis (SGUM, autre pathologie vulvo-vaginale, conséquence de traitements oncologiques, etc.) ;
- vous présenter de manière neutre les différentes options thérapeutiques, hormonales et non hormonales, leurs bénéfices et leurs limites ;
- vous aider à prioriser les solutions les plus validées, puis, si besoin, à discuter d’options plus innovantes (dont les lasers vaginaux) lorsque cela est pertinent et en tenant compte de votre histoire personnelle et médicale.
Le cabinet, situé au cœur du 16ᵉ arrondissement de Paris, offre un cadre chaleureux et confidentiel, propice à l’expression de ces questions parfois difficiles à aborder. Pour en savoir plus sur la pratique du Dr Kadoch et organiser une consultation, vous pouvez visiter le site : docteurkadoch.com.
FAQ : questions fréquentes sur MonaLisa Touch et la sécheresse vaginale
MonaLisa Touch est-il vraiment un traitement non hormonal ?
Oui. MonaLisa Touch est un laser CO₂ fractionné, il n’apporte pas d’hormones dans l’organisme. L’amélioration recherchée repose sur la stimulation mécanique et thermique de la muqueuse vaginale, censée induire une régénération tissulaire (collagène, vascularisation, épaisseur de l’épithélium).(em-consulte.com) Cela en fait une option intéressante pour des femmes qui ne peuvent ou ne souhaitent pas utiliser d’œstrogènes locaux. En revanche, le fait d’être “non hormonal” ne signifie pas “anodin” : le traitement implique un dispositif médical sophistiqué, un coût significatif, et des effets secondaires potentiels doivent être discutés avant toute décision.
Combien de séances de laser vaginal sont nécessaires et combien de temps durent les effets ?
La plupart des protocoles utilisent 3 séances espacées de 4 à 6 semaines. Certaines équipes ajoutent une 4ᵉ ou 5ᵉ séance chez les patientes très symptomatiques.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) Les études suggèrent un bénéfice maximal quelques semaines à quelques mois après la dernière séance, avec un effet pouvant persister environ 9 à 18 mois, mais le recul reste limité et variable d’une femme à l’autre.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) Beaucoup de centres proposent ensuite une séance d’entretien annuelle, pratique qui n’est pas encore standardisée ni formellement validée par de grands essais à long terme.
Le laser MonaLisa Touch est-il recommandé en cas d’antécédent de cancer du sein ?
Chez les femmes ayant eu un cancer du sein hormono-dépendant, la prise en charge du SGUM est particulièrement délicate. Les recommandations (NAMS, ACOG) privilégient d’abord les traitements non hormonaux (lubrifiants, hydratants, prise en charge globale).(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) Le laser vaginal est parfois envisagé comme option supplémentaire, mais les données spécifiques dans cette population sont contrastées : certains essais randomisés n’ont pas montré de supériorité claire par rapport à un traitement factice sur la douleur sexuelle, même si des améliorations objectives de la muqueuse ont été observées.(jamanetwork.com) Une discussion approfondie avec le gynécologue et l’oncologue s’impose donc, au cas par cas.
Le laser vaginal peut-il remplacer les traitements hormonaux locaux ?
Pas systématiquement. Pour de nombreuses femmes sans contre-indication, les œstrogènes vaginaux à faible dose restent le traitement de référence du SGUM modéré à sévère, avec une efficacité bien documentée et un profil de sécurité favorable lorsqu’ils sont utilisés correctement.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) Le laser type MonaLisa Touch peut constituer une alternative chez des patientes qui ne peuvent ou ne souhaitent pas avoir recours aux hormones, ou qui restent très gênées malgré les approches classiques. Les études disponibles suggèrent une efficacité globale comparable à celle des œstrogènes sur certains critères, sans démontrer clairement une supériorité du laser.(pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) Le choix se fait donc individuellement, après information complète.
Le traitement MonaLisa Touch est-il remboursé ?
En France, le traitement par laser vaginal pour la sécheresse ou l’atrophie vaginale est actuellement hors nomenclature, c’est‑à‑dire qu’il n’est en général pas pris en charge par l’Assurance Maladie.(lazeomedical.fr) Les coûts varient selon les centres, mais on retrouve fréquemment des tarifs de l’ordre de 150 à 300 € la séance, avec un protocole de 3 à 4 séances initiales, puis éventuellement une séance annuelle d’entretien. Certaines complémentaires santé peuvent proposer une prise en charge partielle dans le cadre de forfaits “médecine” ou “prévention”, mais cela reste à vérifier cas par cas sur votre contrat.
Et maintenant : que faire si vous souffrez de sécheresse vaginale ?
Si vous êtes gênée par une sécheresse vaginale, des brûlures ou des douleurs lors des rapports, l’essentiel est de ne pas rester seule avec ces symptômes. Une consultation de gynécologie permet :
- d’identifier précisément la cause de vos troubles ;
- de mettre en place une prise en charge graduée (lubrifiants, hydratants, traitements hormonaux locaux si appropriés, rééducation, soutien psychosexuel…) ;
- et, si besoin, de discuter de manière éclairée et critique d’options plus innovantes comme le laser vaginal, en tenant compte des données scientifiques et de votre situation personnelle.
Le Dr Olivier Kadoch et son équipe reçoivent les patientes dans un cadre serein et confidentiel, au cœur du 16ᵉ arrondissement de Paris, pour les accompagner dans ces démarches délicates mais essentielles pour la qualité de vie. Pour en savoir plus sur son approche ou organiser une consultation, vous pouvez visiter le site : docteurkadoch.com.


