L’atrophie vaginale n’est pas une fatalité. Aujourd’hui, au‑delà des traitements hormonaux locaux et des lubrifiants, des lasers médicaux comme MonaLisa Touch proposent une approche ciblée pour stimuler la régénération de la muqueuse vaginale et soulager durablement la sécheresse, les brûlures et les douleurs.
Dans cet article, nous expliquons de façon pédagogique ce qu’est l’atrophie vaginale (ou syndrome génito‑urinaire de la ménopause), comment le laser fractionné CO₂ MonaLisa Touch agit sur les tissus, quels résultats et quelles limites montrent les études, et comment s’intègre cette technique dans une prise en charge globale en gynécologie.
Atrophie vaginale et syndrome génito‑urinaire de la ménopause : de quoi parle‑t‑on ?
Définition : de l’atrophie vaginale au syndrome génito‑urinaire
L’atrophie vaginale correspond à un amincissement, une fragilisation et une perte d’élasticité de la muqueuse du vagin, liée le plus souvent à la chute des œstrogènes après la ménopause. Aujourd’hui, les sociétés savantes parlent plutôt de syndrome génito‑urinaire de la ménopause (GSM), qui regroupe les symptômes vulvo‑vaginaux (sécheresse, brûlures, douleurs) et urinaires (urgenturie, infections urinaires à répétition, fuites à l’effort). (thebms.org.uk)
Selon une position officielle de The Menopause Society publiée en 2020, le GSM touche environ 27 à 84 % des femmes ménopausées, avec un impact important sur la sexualité et la qualité de vie. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
Symptômes les plus fréquents
Les manifestations de l’atrophie vaginale sont très variables d’une femme à l’autre, mais on retrouve fréquemment :
- Sécheresse vaginale, parfois associée à des démangeaisons ou brûlures.
- Douleurs pendant les rapports (dyspareunie), surtout à la pénétration.
- Sensation de tiraillement, de manque de souplesse ou de « vagin trop serré ».
- Petits saignements au contact ou après un rapport.
- Symptômes urinaires associés : envies fréquentes, brûlures urinaires, fuites à l’effort.
Dans l’étude GENISSE (Espagne, 2018), environ 70 % des femmes postménopausées consultant un gynécologue présentaient un GSM, avec comme symptômes dominants la sécheresse vaginale (93 %) et la diminution de la lubrification lors des rapports. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
Un impact sous‑estimé sur la vie intime et le bien‑être
Au‑delà de l’inconfort quotidien, l’atrophie vaginale affecte souvent la vie de couple. Une étude de 2025 menée sur 266 couples a retrouvé une prévalence de GSM de 74 % chez les femmes de 50 à 70 ans, avec une association nette entre sécheresse, dyspareunie et baisse du désir sexuel. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
En France, un article de 2025 rapporte que le GSM toucherait entre 25 et 70 % des femmes en péri‑ ou post‑ménopause, et que près d’une femme sur deux trouve difficile d’aborder le sujet avec un professionnel de santé. (medscape.com)
Beaucoup de patientes pensent encore que ces troubles sont « normaux » et qu’il faut « faire avec ». Pourtant, des traitements existent, médicamenteux ou non, pouvant être adaptés à chaque situation.
Pourquoi la muqueuse vaginale s’altère‑t‑elle après la ménopause ?
Le rôle central des œstrogènes
La muqueuse vaginale est très sensible aux hormones ovariennes. En période d’activité génitale, les œstrogènes permettent :
- un épithélium vaginal épais, bien stratifié et riche en glycogène ;
- une vascularisation importante et une bonne hydratation de la lamina propria (tissu sous‑muqueux) ;
- une flore vaginale dominée par les lactobacilles, maintenant un pH acide protecteur.
Après la ménopause (ou après une ménopause induite par chirurgie, chimiothérapie ou hormonothérapie), la chute des œstrogènes entraîne :
- un amincissement de l’épithélium et une perte des plis vaginaux ;
- une diminution du collagène et de l’acide hyaluronique dans le tissu conjonctif ; (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
- une sécheresse et une fragilité accrue, avec risque de micro‑fissures et d’inflammations.
Ce que l’on observe au microscope en cas d’atrophie
Les études histologiques montrent que la muqueuse atrophique présente :
- un épithélium peu épais, pauvre en glycogène ;
- des fibrocytes « quiescents », peu actifs, produisant peu de nouvelles fibres de collagène ;
- une lamina propria pauvre en vaisseaux et en matrice extracellulaire. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
C’est précisément sur ces altérations tissulaires que vont agir les traitements, qu’il s’agisse d’œstrogènes locaux, de DHEA intravaginale ou, plus récemment, de lasers fractionnés CO₂ comme MonaLisa Touch.
Les traitements classiques de l’atrophie vaginale
Mesures non hormonales
Pour les symptômes légers ou lorsque les traitements hormonaux sont contre‑indiqués, les recommandations internationales (NAMS, British Menopause Society) préconisent en première intention : (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
- Lubrifiants (à base d’eau ou de silicone) à utiliser lors des rapports.
- Hydratants vaginaux (gels ou ovules) appliqués régulièrement pour améliorer la trophicité locale.
- Mesures d’hygiène douce (éviter les savons agressifs, douches vaginales, etc.).
Traitements hormonaux locaux
En cas de symptômes modérés à sévères, les sociétés savantes considèrent les traitements hormonaux locaux comme les plus efficaces : (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
- Œstrogènes locaux à faible dose (crèmes, ovules, comprimés ou anneaux vaginaux).
- DHEA intravaginale (déhydroépiandrostérone), disponible dans certains pays.
- Ospémifène (modulateur sélectif des récepteurs aux œstrogènes), en prise orale dans certains contextes.
Ces traitements améliorent significativement la lubrification, l’élasticité et les douleurs, mais ne conviennent pas à toutes (craintes vis‑à‑vis des hormones, antécédent de cancer du sein hormonosensible, contre‑indications spécifiques, etc.).
Limites et besoins non couverts
Une revue systématique de 2021 montre que, malgré ces options, une part importante de femmes reste insatisfaite ou insuffisamment soulagée, et que l’utilisation des traitements spécifiques du GSM reste faible (13 à 78 % selon les études). (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
C’est dans ce contexte qu’ont émergé les thérapies par énergie (lasers CO₂ fractionnés, radiofréquence), dont MonaLisa Touch est l’un des dispositifs les plus étudiés. Les grandes sociétés savantes rappellent toutefois que les données restent encore limitées et que ces techniques ne constituent pas aujourd’hui un traitement de première ligne. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
MonaLisa Touch : un laser fractionné CO₂ dédié à l’atrophie vaginale
De quel type de laser s’agit‑il ?
MonaLisa Touch est un laser CO₂ fractionné micro‑ablatif, conçu pour traiter la muqueuse vaginale et vulvaire. Il émet une lumière infrarouge de 10 600 nm, fortement absorbée par l’eau des tissus. L’énergie est délivrée sous forme de micro‑impacts espacés (dots), laissant des zones de muqueuse intacte entre les zones traitées. (community.the-hospitalist.org)
Ce mode de délivrance fractionné limite les lésions thermiques et favorise une cicatrisation rapide, en déclenchant un processus de « remodelage » du collagène et de néovascularisation dans la lamina propria.
Pour quelles patientes ce type de traitement peut‑il être discuté ?
Le laser vaginal peut être proposé, dans certains centres spécialisés et après information éclairée, à des patientes :
- ménopausées avec atrophie vaginale sévère résistant aux mesures locales conventionnelles ;
- ayant des contre‑indications ou des réticences majeures vis‑à‑vis des hormones locales (par exemple après certains cancers hormono‑dépendants, en concertation avec l’oncologue) ; (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
- ou présentant une ménopause « précoce ou induite » (chirurgie, chimiothérapie, hormonothérapie).
Le choix d’un traitement par laser ne se fait jamais d’emblée : il s’intègre dans un parcours personnalisé, après un bilan gynécologique complet et une discussion détaillée des bénéfices attendus, des alternatives et des inconnues scientifiques actuelles.
Comment MonaLisa Touch agit pour restaurer la muqueuse vaginale ?
Un mécanisme d’action tissulaire ciblé
Plusieurs études histologiques chez des femmes ménopausées montrent que, après traitement par laser CO₂ fractionné, la muqueuse vaginale atrophique présente : (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
- un épithélium à nouveau épaissi, stratifié, riche en glycogène ;
- une augmentation de l’activité des fibroblastes, avec néosynthèse de collagène et de matrice extracellulaire ;
- la formation de nouvelles papilles conjonctives riches en capillaires (néoangiogenèse).
Au niveau microscopique, le laser crée de très fines colonnes de micro‑ablation et de coagulation thermique. L’organisme réagit par un processus de réparation : synthèse de nouveau collagène (néocollagenèse), réorganisation des fibres, augmentation des glycoprotéines et de l’acide hyaluronique. Cela se traduit cliniquement par une muqueuse plus hydratée, épaisse et souple, avec une amélioration de la lubrification et une diminution de la douleur.
Déroulement type d’une séance (dans un centre équipé)
Concrètement, une séance de laser vaginal MonaLisa Touch se déroule généralement en ambulatoire :
- bilan gynécologique préalable (examen, frottis et/ou prélèvements si indiqué) ;
- pose d’une sonde spécifique dans le vagin, rotation progressive pour traiter toute la circonférence ;
- durée de la séance : quelques minutes ;
- absence d’anesthésie générale : parfois simple crème anesthésiante locale selon la sensibilité ;
- reprise rapide des activités quotidiennes, avec recommandation d’éviter les rapports et les bains pendant quelques jours.
La plupart des études cliniques ont utilisé un protocole de trois séances espacées de 4 à 6 semaines, avec parfois des séances d’entretien à 12 mois selon l’évolution des symptômes. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
MonaLisa Touch et autres options : tableau comparatif
| Option thérapeutique | Mécanisme principal | Fréquence d’utilisation | Avantages | Limites / niveau de preuve |
|---|---|---|---|---|
| Lubrifiants | Apport transitoire de glissant pendant les rapports | À la demande | Sans hormone, en vente libre, action immédiate | N’agit pas sur la trophicité de la muqueuse ; soulage mais ne traite pas le fond |
| Hydratants vaginaux | Hydratation prolongée de la muqueuse, effet « émollient » | 2–3 fois par semaine | Bien tolérés, utilisables en cas de contre‑indication hormonale | Efficacité modérée dans les GSM sévères ; niveau de preuve modéré |
| Œstrogènes vaginaux faibles doses | Stimulation directe des récepteurs œstrogéniques vaginaux | Phase d’attaque puis entretien (1–3×/semaine) | Traitement de référence du GSM modéré à sévère, excellente efficacité démontrée | Prudence en cas de cancer du sein hormono‑dépendant ; nécessité d’une surveillance |
| DHEA intravaginale, ospémifène | Modulation hormonale locale ou systémique | Quotidienne | Alternative aux œstrogènes chez certaines patientes | Disponibilité variable selon les pays ; données à long terme encore limitées |
| Laser CO₂ fractionné (MonaLisa Touch) | Micro‑lésions thermiques contrôlées induisant néocollagenèse, néovascularisation, épaississement épithélial | En général 3 séances à 4–6 semaines d’intervalle, puis entretien éventuel | Non hormonal ; amélioration rapide de la sécheresse et de la dyspareunie dans plusieurs études | Données encore limitées, peu d’essais randomisés contrôlés ; les grandes sociétés savantes ne le recommandent pas encore en première ligne |
Résultats cliniques, sécurité et limites actuelles
Ce que montrent les études cliniques
Des études cliniques ouvertes, incluant de petits effectifs, rapportent une amélioration significative des symptômes de GSM après traitement par laser CO₂ MonaLisa Touch : diminution de la sécheresse, de la dyspareunie, des brûlures et parfois des symptômes urinaires associés. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
Selon des données communiquées par le fabricant, une série de patientes ménopausées aurait présenté, après trois séances, une amélioration de 72 à 90 % selon les symptômes (douleur, sécheresse, laxité), mais il s’agit de données non comparatives, issues d’un centre unique. (monalisatouch.com)
Les grandes revues et recommandations soulignent qu’il manque encore des essais randomisés contrôlés versus placebo, avec un suivi suffisamment long, pour conclure de manière définitive sur l’efficacité et la durabilité des résultats. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
Effets secondaires rapportés
Globalement, le laser CO₂ fractionné vaginal est décrit comme raisonnablement bien toléré dans les études publiées :
- gêne ou sensation de chaleur pendant la séance, parfois douleur modérée (souvent notée entre 3 et 5/10 sur des échelles visuelles) ; (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
- rougeur, petit œdème local, pertes vaginales transitoires ;
- rares cas de petites brûlures superficielles, en général réversibles.
Néanmoins, des autorités sanitaires (notamment aux États‑Unis) ont rappelé que les dispositifs énergétiques utilisés pour le GSM ne disposent pas d’autorisation spécifique pour cette indication et que des effets indésirables plus sérieux (douleurs persistantes, brûlures, cicatrices) ont été rapportés dans certains cas. Les patientes doivent donc être clairement informées du statut actuel de ces techniques et des alternatives existantes. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
Ce que disent les sociétés savantes
La position de The Menopause Society (NAMS) en 2020 est claire : « Les données issues d’essais contrôlés par placebo sont insuffisantes pour tirer des conclusions sur l’efficacité et la sécurité des thérapies par énergie, y compris les lasers, ou pour en faire des recommandations de traitement ». (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov)
De même, la British Menopause Society considère ces dispositifs comme des interventions encore en cours d’évaluation, qui doivent être proposés dans un cadre rigoureux, après information complète et en complément des traitements validés. (thebms.org.uk)
Comment s’intègre MonaLisa Touch dans la prise en charge globale ?
L’importance d’une consultation spécialisée
Avant d’envisager un traitement par laser, une évaluation gynécologique complète est indispensable :
- interrogatoire détaillé (symptômes, retentissement, antécédents, traitements en cours) ;
- examen clinique (vulve, vagin, col, plancher pelvien) ;
- mise à jour éventuelle du frottis cervico‑utérin et des dépistages ;
- discussion des différentes options thérapeutiques, en s’appuyant sur les recommandations scientifiques les plus récentes.
Le cabinet du Dr Olivier Kadoch, chirurgien gynécologue à Paris, adopte cette approche globale : la prise en charge de la ménopause et des troubles vulvo‑vaginaux s’inscrit dans un suivi gynécologique complet, incluant la prévention des cancers gynécologiques, la surveillance hormonale et, si besoin, le recours à la chirurgie gynécologique mini‑invasive.
Positionnement du laser dans le parcours de soins
Dans la plupart des situations, la prise en charge suit une logique graduée :
- information, conseils d’hygiène intime, lubrifiants et hydratants vaginaux ;
- en cas de symptômes persistants : discussion d’un traitement hormonal local ou d’une alternative (DHEA, ospémifène) si indiqué ;
- si le retentissement reste important malgré ces mesures, ou en cas de contre‑indication aux hormones : discussion éventuelle d’un traitement par laser vaginal dans un centre expérimenté, après information éclairée.
L’objectif est toujours d’adapter le traitement aux besoins de chaque patiente, en tenant compte de son histoire personnelle (cancer du sein, pathologies cardiovasculaires, ostéoporose, etc.), de ses préférences et de ses craintes vis‑à‑vis des traitements hormonaux.
Questions fréquentes sur MonaLisa Touch et l’atrophie vaginale
MonaLisa Touch remplace‑t‑il les traitements hormonaux locaux ?
Non. Les œstrogènes vaginaux à faible dose restent, à ce jour, le traitement de référence du syndrome génito‑urinaire de la ménopause modéré à sévère, avec une efficacité démontrée par de nombreux essais randomisés. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) Le laser MonaLisa Touch représente une option non hormonale supplémentaire, potentiellement intéressante pour certaines patientes (contre‑indication hormonale, échec ou intolérance des traitements classiques). Dans tous les cas, il ne doit pas être considéré comme une « substitution automatique » mais comme une possibilité à discuter au cas par cas avec un gynécologue informé des données scientifiques récentes.
Combien de séances de MonaLisa Touch sont généralement nécessaires ?
La plupart des protocoles publiés reposent sur un cycle initial de trois séances, espacées de 4 à 6 semaines. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) Beaucoup de patientes rapportent une amélioration dès la première ou la deuxième séance, mais l’effet maximal est en général observé quelques semaines après la fin du protocole. Certains centres proposent ensuite des séances d’entretien (par exemple une fois par an), mais il n’existe pas encore de consensus officiel sur la fréquence optimale. Là encore, le schéma doit être adapté en fonction de l’évolution des symptômes et du souhait de la patiente.
Le traitement par laser vaginal est‑il douloureux ?
La plupart des patientes décrivent le traitement comme peu ou modérément douloureux. Dans une étude histologique incluant des femmes avec GSM, la douleur moyenne pendant les séances se situait entre 3 et 5 sur 10 sur une échelle visuelle analogue, avec une tendance à diminuer au fil des séances. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) Une sensation de chaleur, de picotements ou de crampes peut survenir au moment des impacts laser. Selon la sensibilité individuelle, une crème anesthésiante locale ou des réglages plus prudents peuvent être proposés. Des douleurs persistantes ou intenses doivent en revanche conduire à interrompre la séance et à réévaluer la situation.
Le laser MonaLisa Touch est‑il adapté en cas de cancer du sein hormono‑dépendant ?
Les femmes ayant un antécédent de cancer du sein hormono‑dépendant présentent souvent un GSM sévère, aggravé par les traitements anti‑hormonaux. Les sociétés savantes sont prudentes concernant les œstrogènes vaginaux dans cette population, faute de données robustes à long terme. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) Le laser vaginal, non hormonal, peut théoriquement représenter une option intéressante, mais les études spécifiques restent limitées et l’on manque de recul sur la sécurité à long terme. Toute décision doit donc être prise en concertation étroite avec l’oncologue et après information claire de la patiente sur les incertitudes actuelles.
Les résultats de MonaLisa Touch sur la sécheresse vaginale sont‑ils durables ?
Les études disponibles montrent une amélioration notable des scores de sécheresse vaginale, de dyspareunie et des indices de santé vaginale pendant les 6 à 12 mois suivant le traitement. (pubmed.ncbi.nlm.nih.gov) En revanche, il existe encore peu de données au‑delà de cette durée, et l’on ne sait pas précisément combien de temps persistent les bénéfices ni à quelle fréquence des séances d’entretien sont nécessaires. Dans la pratique, beaucoup de centres proposent un contrôle annuel pour adapter la prise en charge (poursuite des mesures locales, séance de rappel ou autre option si besoin).
Et maintenant ?
Si vous souffrez de sécheresse vaginale, de brûlures, de douleurs pendant les rapports ou de troubles urinaires liés à la ménopause, il est important d’en parler à un spécialiste. Une consultation de gynécologie permet de faire le point sur vos symptômes, d’éliminer une autre cause et de construire, avec vous, un plan de traitement personnalisé (mesures locales, traitements hormonaux ou non, rééducation périnéale, discussion éventuelle d’un laser vaginal dans un centre adapté).
Le cabinet du Dr Olivier Kadoch à Paris offre un cadre rassurant et une expertise en gynécologie médicale, chirurgicale et en prise en charge de la ménopause. N’hésitez pas à prendre rendez‑vous pour évoquer vos symptômes d’atrophie vaginale et discuter, en toute transparence, des différentes options thérapeutiques susceptibles d’améliorer durablement votre confort intime et votre qualité de vie.


