Pourquoi se faire vacciner contre le papillomavirus humain (HPV) ?
Le papillomavirus humain (HPV) est un virus sexuellement transmissible responsable de la majorité des cancers du col de l’utérus.
La vaccination anti-HPV constitue une prévention primaire de ce cancer, en complément du dépistage par frottis cervico-vaginal, qui représente la prévention secondaire.
Même bien réalisé, le frottis peut parfois ne pas détecter certaines lésions précancéreuses. La vaccination permet donc de réduire encore davantage le risque de développer un cancer du col de l’utérus en limitant l’infection par les types de HPV les plus à risque.
Qui peut bénéficier du vaccin contre le HPV ?
En pratique, la vaccination concerne les jeunes filles et jeunes femmes de 14 à 23 ans :
- idéalement avant le début de la vie sexuelle ;
- au plus tard, dans l’année qui suit le début des rapports sexuels.
Plus le vaccin est administré tôt, avant toute exposition au virus, plus il est efficace.
À ce jour, les recommandations de vaccination ne visent pas systématiquement les garçons dans ce cadre.
Comment se déroule la vaccination contre le HPV ?
Le vaccin est conservé au réfrigérateur et administré par injection intramusculaire, le plus souvent dans le bras.
Le schéma vaccinal comporte trois injections, espacées selon le type de vaccin utilisé :
- Gardasil : injections à 0, 2 et 6 mois ;
- Cervarix : injections à 0, 1 et 6 mois.
Avec ces schémas, il n’est pas nécessaire de faire de rappel ultérieur selon les données disponibles au moment de la rédaction.
Faut-il faire un frottis ou un test HPV avant la vaccination ?
La vaccination ne nécessite pas de frottis cervico-vaginal ni de test HPV préalable.
Elle peut être réalisée sans bilan gynécologique particulier, en respectant les recommandations d’âge et de situation sexuelle (avant ou très tôt après le début des rapports).
Prise en charge et remboursement du vaccin
Le vaccin anti-HPV est remboursé à 65 % par l’Assurance Maladie, le reste pouvant éventuellement être pris en charge par une complémentaire santé.
Votre médecin ou votre gynécologue peut vous informer des modalités de prescription et de remboursement selon votre situation.
Vaccin HPV et frottis : deux outils complémentaires
Il est essentiel de rappeler que la protection conférée par la vaccination, bien que significative, n’est pas totale.
La vaccination ne dispense donc pas du dépistage régulier par frottis.
Même vaccinée, une femme doit poursuivre :
- un frottis cervico-vaginal tous les 3 ans,
- selon le calendrier recommandé par son médecin ou son gynécologue.
La meilleure prévention du cancer du col de l’utérus repose sur l’association :
- de la vaccination contre le papillomavirus humain (HPV) ;
- et du dépistage régulier par frottis cervico-utérin.
En cas de doute ou de question sur la vaccination, l’âge optimal ou le rattrapage vaccinal, n’hésitez pas à en parler avec votre médecin traitant ou votre gynécologue.

